Qui suis-je ?

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Passionné de montagne et de la vie...

Aime la nature et ses grands espaces de liberté !
Porte un émerveillement profond dans la beauté du monde.

Un rêve: " Vivre en montagne au milieu des bouquetins et des edelweiss "

Une devise: " Les raisonnables ont duré. Les passionnés ont vécu ! "

Parlons Sport !!!

  C'est bientôt là:

 

27 avril 2012

Le challenge vercors

170 km - 3380 D+

 

01 juillet 2012

La vaujany

173 km - 3850 D+

 

07 juillet

La marmotte

174 km - 5000 D+

 

 

   

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Un groupe d'amis réunis autour d'une même passion.


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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 15:41

Samedi 27 août 2011.

- Je pense que les sacs sont prêts !?

- Oui, je pense que nous n’avons rien oubliés.

- Alors c’est parti…

- Mais où ?

- Tu verras bien, c’est une surprise…

 

Nous voilà partis, Estelle et moi, pour une rando sur 2 jours avec bivouac sauvage.

1h40’ plus tard, nous nous trouvons peu après Pré-le-Champ, à 1km au dessus d’Argentières en haute Savoie. Nous délaissons la voiture pour les chaussures de trail.

Tandis que tous les regards, en ce w.e « UTMB », sont tournés vers Chamonix pour une des courses ultra les plus durs de notre époque, nous voilà partis pour passer un excellent moment sur les sentiers des aiguilles rouges.

J’avais tout prévu, en sorte que la météo ne nous joue pas de mauvais tours.

Direction donc le lac blanc, tant connu et tant empruntés par les randonneurs de la région. Oui mais voilà, la foule et moi ca fait « … », donc le départ se fait en milieu / fin d’après midi afin de ne trouver personne là haut en soirée.

Au fur et à mesure que nous grimpons, les nuages les plus résistants se dissipent pour laisser peu à peu le soleil gagner sa place. Une place d’ailleurs qu’il gardera jusqu’au lendemain soir.

Le massif des aiguilles rouges est pour moi l’un des plus beaux de notre pays. Un véritable endroit sauvage, et un sublime balcon sur toute la chaîne du mont Blanc. Cette rando n’est pas très compliquée et difficile en soi. Le sentier est bien cairné, et des mains courantes et des échelles sont installées aux endroits les plus délicats.

Plus nous nous approchons du lac blanc et plus nous découvrons la beauté des paysages. Nous surprenons quelques bouquetins, dont une maman avec plusieurs de ses petits vaguer ici et là, sauter de roches en roches. Quel spectacle avec comme arrière plan le plus haut sommet d’Europe…

Nous arrivons aux premiers lacs des chéserys. Ils se sont installés sur le vaste replat qui s’étire à mi-hauteur des aiguilles rouges. Tout autour d’eux, s’égaient les rhododendrons et les potentilles dorées.

Puis nous voilà au lac blanc avec son refuge, à 2352 m. Nous nous y attardons pas, et contournons le lac par sa droite. Nous grimpons en direction du col du belvédère qui se situe dans la ligne directe du lac blanc. Celui ci se situe à 2780m d’altitude.

Les mauvais jours passés ont laissé une neige fraiche au sol, et il est parfois difficile de deviner les cailloux qui n’attendent que nos chevilles. Mais il nous en faudra davantage pour rebrousser chemin. 

Arriver sous le col, je me rends compte qu’il sera compliqué d’installer la tente à cet endroit. Je lui propose donc de contourner la montagne par l’ouest afin d’y trouver un bon emplacement. Le but est en fait de trouver une vue imprenable sur la chaine du Mt Blanc. Après quelques passages "galères", toujours à cause de la neige, nous trouvons comme par enchantement un endroit dont on se contentera aisément. J’essaie d’aplatir les cailloux les plus rebelles et nous installons la tente, à flanc de montagne et à quelques pas d’un impressionnant précipice. Celui des aiguilles crochues, qui culminent à 2840m.

Dès lors, le froid arrive très vite. Nous sommes à 2700m, et la température tombe incroyablement rapidement. Nous nous réfugions dans notre tente, et sans aucun bruit à l’horizon, nous dînons avec comme seuls voisins les aiguilles rouges d’un côté de la vallée, …, et l’aiguille verte, les drus, le mont blanc du tacul, le mont maudit, le mont blanc, la pointe de Bionnassay, … de l’autre. Que rêver de mieux ?

Alors que l’on savoure la soupe chaude qui vient nous réchauffer le corps tout entier, on entend tout à coups une voix au loin qui résonne dans la vallée. Estelle m’adresse des yeux intrigués ! Et je comprends tout de suite qu’il s’agit du speaker de l’UTMB qui est en train de scander le nom du vainqueur (à savoir Kilian Jornet) de l’édition 2011. Ce fût un moment sympa. Puis la voix s’éteint, en même temps que les montagnes se plongent dans la nuit. Le coucher de soleil enrobe les montagnes d’une couleur or, puis rose, avant de se noircir complètement.

J’avais jusque là seulement imaginé de tels moments en lisant des livres (comme premier de cordée, de frison roche) mais jamais je n’avais vu et assister à un tel spectacle. Je me rends compte désormais que la haute montagne est un tout autre monde. Un monde qui m’attire de plus en plus. Ses grands sommets qui sont là, face à moi, me remplissent tout à coup d’un bonheur indescriptible. 


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La nuit se fait désormais noire obscure, pour laisser la place à un ciel étoilé de toute beauté. Des étoiles par milliers. Et pas un nuage pour gâcher ça ! On devine au loin les glaciers, et les neiges éternelles en face de nous. On y resterait pour admirer tous ceci des heures et des heures entières, mais voilà, le froid est saisissant et l’on doit bien précautionneusement resté au chaud sous notre tente et dans nos sacs de couchages.

La nuit a été longue. La température est descendu à -10°c. Et nous avons à peine pu fermer l’œil de la nuit.

A 5h30’ du matin, le lendemain, les premières lueurs apparaissent à travers la toile de tente. Nous prenons le temps de déjeuner avant de sortir le nez dehors. Comme la veille, le thé chaud est le bienvenue. Rien dormi, mais grand appétit. L’air de la montagne, ca creuse !


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Bien habillés, nous sortons de la tente vers les 6h du matin, et assistons à l’une des plus belles merveilles du monde. Le levé du soleil sur les alpes. Incroyable spectacle que cette luminosité dans un froid polaire qui vient progressivement « chatouiller » les montagnes les unes après les autres. Les rayons du soleil éclatent dans un ciel bleu clair et pur, sans aucun nuage. Puis ce dernier vient nous réchauffer le visage comme une récompense au bout d’une nuit interminable. Nul besoin de trop parler, nous sommes les témoins d’un moment unique que nous partageons, tous deux, là, seuls dans cette nature primitive, hostile à l’homme.


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Le temps de « plier » la tente, et de prendre le chemin du retour, nous prenons des photos tout en savourant l’instant. Nous entendons le bruit de la neige glacée qui craque sous chacun de nos pas.


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Nous arrivons au lac blanc. D’ici, le panorama est exceptionnel. Les montagnes reflètent dans l’eau bleue et blanche du lac.


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L’instant est magique car à cette heure « très » matinale, il n’y a encore personne dans les environs. Nous prenons tout notre temps et observons la présence de nombreuses marmottes qui se font dorées sur les rochers.


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En milieu de matinée, nous décidons de rejoindre la voiture par le même sentier que la veille. Il était temps car des dizaines de randonneurs sont en train de monter, depuis la vallée, pour profiter du soleil et de la vue dégagée qu’offre les lieux. Nous leur laissons bien volontiers, car nous avons vécus depuis hier soir, seuls au milieu de "rien", des moments uniques et inoubliables.


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Les aiguilles rouges et la beauté incomparables des paysages, nous offrant une bouffée de fraicheur, où à contrario peu d’endroits dans ce monde moderne peuvent nous proposer avec autant de profondeur.

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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 14:30

ETAPE 5: Traversée GAVARNIE / ORDESA par la Brêche de Roland

Vendredi 22 juillet 2011.

 

Pour ce dernier jour, encore un superbe tracé dans ces Pyrénées. Départ au bout de la piste menant à Burajuelo via boucharo pour rejoindre le refuge de sarradets et la Brêche de Rolland. Retour par le canyon d'ordesa par le sommet du taillon et la vire des fleurs pour une descente dans l'exceptionnel cirque de cotatuero...

Les images et vidéos par d'elles mêmes:


 

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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 09:38

ETAPE 4 :  Le canyon d’Ordesa.

Jeudi 21 juillet 2011.


Le canyon d’Ordesa est une vallée glacière des Pyrénées Espagnoles. Dans l’ensemble, la vallée d’Ordesa est une vaste zone comprenant des petites vallées, des ravins, des précipices, des hauts plateaux et des pics  (dont plusieurs 3000m d’altitude). Ses limites sont la crête du Mont Perdu au nord, qui sert de frontière avec la France pour sa majeure partie, et la crête Custodia-Acuta au sud.


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Quand le réveil sonne, ce matin, la fatigue accumulée des jours précédents se fait bien ressentir. C’est la première fois depuis le départ de cette aventure Pyrénéenne que je mets un peu plus de temps à émerger.

Les préparatifs habituels, puis on sort du camping pour prendre la première navette du jour à Torla, qui va nous conduire au point de départ de cette 4e étape, au parking de la pradera d’Ordesa (1340 m). 


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Nous prenons très rapidement de la hauteur par le sentier des chasseurs. Le sentier bien marqué rejoint le pont de las Cazadores (1330 m). Le sentier des chasseurs grimpe durement en lacets dans une hêtraie. Les discussions vont bon trains, et enfin de compte les premiers 600 d+ passent plutôt vite. Après avoir contourné la paroi rocheuse, on arrive au mirador de Calzilarruego (2000 m). Point de vue remarquable sur le canyon d’Ordesa et la pradera.

 

A partir de là commence le parcours en balcon de la Faja de Pelay. Le sentier toujours bien marqué chemine pratiquement toujours à plat, avec de magnifiques points de vue sur les gorges. Le soleil se lève, et rentre petit à petit dans le canyon. A cet instant, je me dis que ça promet encore une sacré journée ! Nous surprenons pour la deuxième journée consécutive, des isards. Pas moins sauvages que ceux de la veille. Difficilement approchables.

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Au nord Ouest, on voit l’impressionnant cirque de Suaso, surplombé par les Tres Soroses : Col du Cylindre, el monté perdito, et Soum de Ramond. Le sentier descend peu à peu dans le fond de la vallée, où se trouve une magnifique cascade. Une pause photo est impérative. Le groupe initial se scinde en deux. Je me retrouve avec Niko, Pilou, et Yann. On rejoint une bifurcation qui monte en direction du refuge de Goritz. C’est une belle montée jusqu’au refuge (400d+). Nous sommes à 2200m.


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De là, nous passerons sur l’autre versant du Canyon d’Ordesa, en restant tout en haut de ce dernier. Je me crois parfois dans un paysage écossais. Des montagnes et un monde enchanté. C’est incroyable. On court en balcon au dessus du vide. Les peu de nuages présent dans le ciel se dispersent et nous laissent entrevoir, comme dans un rêve, la brèche de Roland que nous tenterons de faire demain.


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Nous arrivons à hauteur du cirque de Cotatuero. Je sais que parfois les mots ne seront jamais à la hauteur des paysages que la montagne nous offre. C’est le cas pour ce cirque de Cotatuero ! Je laisse donc les photos parler pour moi.


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Du cirque nous rejoindrons, sous la brèche de Roland, la vire des fleurs (2400 m). Chemin bien tracé à flanc de falaise, surplombant le vide. Ce passage fait partie de mes meilleurs moments de ces vacances. J’ai l’impression de courir dans le vide ! Et de partager un moment unique avec mes amis. Jamais, je n’avais vécu une telle expérience ! Nous croisons quelques randonneurs espagnols, et j’ai droit à mes premiers « venga, venga !!! ». Extraordinaire ! Quelle ambiance avec ses espagnols ! Quel engouement pour le trail et le sport nature !


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La Faja de Flores touche à sa fin, et vire brusquement à gauche pour descendre Sud Est dans le vide ! Direction Clavijas de Salajons pour un mano à mano avec Niko. Waouh quelle descente !


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Enfin, nous rejoignons au parking tous le reste du groupe. Les visages sont radieux. Nous avons passés une superbe journée. Il y a des jours comme celui-ci qui marquent les esprits…


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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 19:09

ETAPE 3 : 

LE MONT PERDU. La force de la montagne. Un sommet qui m’a fait rêver !

Mercredi 20 juillet 2011.


Il y a des jours comme celui-ci où l’on sait en se levant que la journée va être extraordinaire. Et le superlatif est « très » léger. Je n’ai pas une grande expérience en alpinisme, mais depuis mon plus jeune âge, j’ai une énorme attirance pour les grands sommets.


Là haut, nous sommes comme en apesanteur. On s’y sent tellement bien, que l’on a du mal parfois à vouloir redescendre.


« J’aime la glace, la roche, l’eau, parce que dans cet univers minéral que l’on prétend hostile à la vie, la matière est vivante. J’aurai pu vivre là haut des mois sans redescendre dans la vallée, comme Robinson sur son île, loin des contingences. Là-haut, l’esprit se libère, flotte. On est ailleurs, dans un monde différent, les pensées voguent, s’attachent aux glaciers, d’un sommet à l’autre, le regard s’élève devant le spectacle fabuleux des plissements de notre planète. Mais dès lors qu’on retrouve la vallée, au dernier détour d’une sente, les soucis, les problèmes, tapis comme des bêtes, nous assaillent, de nouveau. Alors, on ne pense qu’à remonter… » (René DESMAISON)


Cette semaine LEMUR CAMP Géants des Pyrénées se veut passionnante et très enrichissante. Car elle permet de découvrir ou de faire découvrir aux membres du groupe une pratique de la montagne parfois peu exercée. Très souvent par manque d'expérience, ou par crainte, ou très humainement par peur. L’alpinisme, où le monde montagnard devient plus hostile, demande une certaine vigilance, un savoir et une agilité certaine.


Le Mont Perdu situé en Espagne, proche de la frontière Franco Espagnole, est le sommet le plus élevé du massif du mont Perdu avec 3355 mètres d’altitude, sur la crête séparant les canyons d’Ordessa et de Pineta. C’est le Pic central des "Tres serols" constituées par le cylindre du Marboré, le soum de Ramond, et le Mont Perdu lui-même.

montperdu19-borderComme à notre habitude, le départ se fait très matinal, à la frontale. Depuis le camping, on se rend au fond du cirque au niveau du Parador de Pineta. Nous prenons rapidement de la hauteur par une très belle trace bien cairné pour atteindre le balcon de Pineta. Le levé du soleil sur les montagnes est absolument grandiose. Cela leurs donnent une couleur rouge feu que seule la nature est capable de réaliser. Le contraste est saisissant. Au détour d’un sentier, des troupeaux d’isards nous surprennent d’abord par leur présence, mais aussi par leur agilité et la rapidité de leurs déplacements. Légèrement plus petits que ceux que j’ai l’habitude d’observer dans « mes » Alpes, ils en sont pas moins passionnants. Je resterais, toute ma vie durant, émerveillé devant ces animaux sauvages, grands symboles des montagnes, à la même échelle que devant des bouquetins, ou autres marmottes.

Le groupe LEMUR TEAM, très enthousiasmé par l’idée d’aller gravir un tel sommet, arrive sur un plateau devant de belles barres rocheuses, et « el monté perdito » se laisse entrevoir pour la première fois de la matinée. Quel beau sommet !

Le troisième sommet des Pyrénées se dresse là devant nous, et nous laisse tous, sans exception, admiratif. C’est un sommet qui se mérite, dira le roi Anquetil ! Du pentu, du glacier, ... pour le dominer: tous ce que j’aime !

Nous nous engageons à l’intérieur d’une longue faille dans la barre rocheuse, qui nous conduit aux premiers névés. Quelques passages délicats sont passés avec prudence, dont un dans une belle cheminée où l'on doit y mettre les mains. On arrive ensuite sur le glacier du Mont Perdu. Beaucoup d'entres nous opterons pour la pause des crampons. J'ai personnellement trouvé que s'était plus prudent. Nous atteignons sans trop de difficultés le col du Cylindre, à 3074m. Comme dit Pilou, s'était l'occasion de faire une bonne école de glace, sachant que les conditions de neige étaient excellentes.

Au col du cylindre, nous surplombons le lac gelé et le canyon d'Ordessa. Le spectacle est de toute beauté.

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Après une courte descente, nous arrivons à hauteur du lac gelée (un mélange de couleur entre le blanc et le ciel bleu clair).

Face à nous se dresse le dernier couloir, très impressionnant, qui mène au sommet du Mont Perdu. A cet instant, l'excitation est palpable tellement notre défi collectif  parait si proche.

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La pente est sèche, mais courte. Environ 300 D+. Chacun monte à son rythme. Il faut parfois s'aider du piolet. Un dernier virage sur notre droite pour effectuer les derniers 50 D+. Et nous y sommes! 3355m! Le pied suprême! Tout le monde a réussi à monter jusqu'ici. Les sourires sont sur tous les visages. C'est incroyable comme un sommet peut rendre heureux autant de personnes à la fois. De là haut, "el monté perdito" nous offre une vue panoramique à 360°. Imprenable! 

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Après une pause casse croûte bien méritée, l'équipe de la LEMUR TEAM entame la descente par le même itinéraire jusqu'au plateau. Sur les glaciers, et ça sera une première pour moi, les piolets vont nous servir pour une descente en "ramasse". Tout schuss sur la neige. Le but est de rester accroupis et de ne pas toucher le postérieur au sol. Le piolet va servir de frein (même principe que la luge) bien planté dans la neige. Les fous rires vont bon trains. Et ce jusqu'en bas !!!! Tout simplement énorme !!!!

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Une fois au niveau du premier plateau de la journée, face aux barres rocheuses, l'équipe se scinde en deux. Un premier groupe rentre par le même itinéraire jusqu'au parking. Le deuxième dont je fais partis avec Niko, Anquetil, Pilou et Yann se dirige vers la brèche de tucquerouye (2666 m). Pour y accéder, un passage m'a particulièrement marqué. La traversée d'un névé où l'erreur n'est guère permise, sinon s'est direct dans le lac gelée. Nous empruntons ensuite un couloir pour arriver au sommet. Puis nous atteignons le refuge. Juste le temps de savourer le décor, que l'on bascule en France pour descendre dans le cirque d'Estaubé. La pente y est raide, et les pierres ont tendances à rouler sous nos pas, ce qui rend l'exercice parfois délicat. Ce Lémur camp, s'est du technique !!!

Nous irons ensuite vers le port neuf de Pinède (2466 m) pour rejoindre le cirque de Pineta par une descente XXL afin de rejoindre les véhicules.


 

Voilà une sortie comme je les aime! De la montagne. De la pente exigeante! Du pierrier. De la technicité. De l'altitude. De l'émotion, et la sincère sensation qu'une chose unique se renforce et "navigue" dans ce groupe d'ami quand nous sommes tous ensemble en montagne. Réunis autour d'une même passion, avec des valeurs simples mais solides, la confrérie LEMUR TEAM est pour moi ce qu'il peut se faire de mieux. S'est la pratique de la montagne que j'ai toujours voulu vivre!!! La montagne a sa force. Nous la défions ! Et elle sait nous le rendre…

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