Romain BASSET
29 ans
Traileur et cycliste, passionné de montagne.
Aime la nature et ses grands espaces de liberté!
Porte un émerveillement profond dans la beauté du monde.
Un rêve: " Vivre en montagne au milieu des bouquetins et des edelweiss "
Une devise: " Tenter l'impossible, c'est déjà s'en approcher un peu !"




...C'est un grand moment d'émotion pour tous ceux qui participent à cette course. Cette 15e édition est un gros gâteau d'anniversaire que l'on a devant nous. Un gros gâteau
avec 2900 bougies.
Ce terrain de jeu est magnifique. Vous le connaissez. On l'aime. C'est un terrain d'amitié. Un terrain porteur d'émotion.
En 14 ans, nous avons vu la mer de nuage enveloppée nos rêves, et on en a beaucoup!
La neige frigorifier le Saint Guiral. Certains s'en rappellent. Le vent d'autant affoler le mas Guiral.
On a croisés les anciens. Ceux qui restent accrochés à cette terre ingrate. On a croisés des regards fiévreux, parfois heureux, comme devant moi aujourd'hui.
Et puis il y a ceux qui resteront toujours, une pierre qui rigole, le ruisseau qui dégringole.
Et puis ce gros arbre qui est immobile là bas, qui est là depuis 13 éditions, sur lequel on s'adosse pour donner le départ.
Au pied de cet arbre, il y a Nadia et Baptiste. Baptiste est l'un des coureurs qui a couru 14 fois les Templiers, et il y a quelques jours, Nadia et Baptiste ont perdu leurs fils: Vincent.
Vincent est partit pour le paradis blanc.
Alors derrière chaque pierre qui rigole, il y a peut être l'âme de ceux que l'on aime ou que l'on perd, ou que l'on retrouvera peut être un jour.
Voilà, la course est pour Vincent, et puis elle est pour vous tous.
Merci d'être là, je vous souhaite une longue route...
Gilles Bertrand
Yann, Murielle, Fred et moi-même arrivons à Nant dans l’Aveyron sur les coups de midi. Juste le temps de trouver le camping dans lequel Jean Marc et Pilou sont déjà installés. Les retrouvailles, comme à leurs habitudes, sont chaleureuses.
En milieu d’après midi nous sommes allés retirer nos dossards, et avons pu, de ce fait, commencer à se plonger
dans l’ambiance des Templiers.
Nant, entre Causses et Cévennes, se niche au cœur d'une vallée verdoyante, au confluent de deux rivières, la Dourbie et son affluent principal, le Durzon. Construit sur une terrasse de tuf, à 495 mètres d'altitude, le village s'est développé autour d'un monastère fondé en 926, et érigé en abbaye bénédictine en 1135, supprimée en 1777.
Aujourd'hui, les agriculteurs, beaucoup moins nombreux
qu'autrefois, continuent à exploiter les terres et élèvent des troupeaux de brebis dont le lait sert à fabriquer le Roquefort. Une importante pisciculture s'est installée en aval de la source du
Durzon. Nant est devenu depuis quelques décennies, un village apprécié des touristes à la recherche de calme, de paysages authentiques et de sports de pleine
nature.
Mais avant ce grand évenement, nous sommes sur la ligne
d’arrivée prêt à accueillir l'ami Rémy Viala et sa 8e très belle place sur le marathon des causses.
Un dernier repas, et au lit, puisque demain le réveil sonnera à 3h00’ du matin nouvelle heure.
Dimanche 25 octobre :
Le réveil n’a pas le temps de sonner que nous sommes déjà en train de discuter de la course avec Yann. Je fais tout doucement surface, et lui me dis qu’il est déjà « pleins phares » depuis longtemps. C’est dire la pression…
Nous sommes tous très bien placés sur cette ligne de
départ. Nous nous trouvons facilement dans les 50 premiers, sur 3000 coureurs prêts à en découdre.
Comme convenu, j’ai emmené avec moi et pour la première fois, mon appareil numérique afin de faire quelques belles photos, mais également à l’instar de Niko quelques séquences vidéos. Ceci afin que vous puissiez mieux comprendre la course, et surtout mieux la vivre de l’intérieur. Parfois les belles phrases ne remplaceront jamais les images.
Le départ est chargé d’émotions. 3000 coureurs s’élancent :
C’est un départ très rapide. Tous le monde veut être là
devant à bagarrer avec les meilleurs. Ca court sur cette première grande portion de bitume à 18 km/h voir plus. Le ton est donné.
Je suis avec Yann, et sans mal ni forcer nous recollons
à la tête de course. Nous sommes un groupe de 30 coureurs environ dans lequel figure absolument tous les favoris. Je me trouve à l’arrière de ce groupe dans la foulée de "grands" traileurs. Yann
me dit qu’on a plus qu’à gérer, et il a bien raison. Nous suivons le groupe…je dirais presque tout simplement.
Non sans mal, nous arrivons au sommet de la crête du Suquet, pour ensuite plonger vers Trèves, lieu du prochain ravito.
La descente est très technique, parfois glissante, et au combien pentu. Les chevilles, et les genoux en prennent pour leurs grades, impeccable tout le monde est servi.
Après cette descente qui n’a été qu’un calvaire pour mon ami et moi-même, nous rejoignons le village de Trèves. Comme pour celui de Dourbies, nous prenons le temps de bien se ravitailler, et je peux vous dire que ce ravito là, était bien placé !
Au pied de cette ascension l’ambiance est énorme ! On se croirait sur le tour de France, et croyez-moi ça fait pousser des ailes. Je suis en train de partager un moment unique en compagnie de mon ami.
Les 70 km sont bouclés, la ligne est franchie au bout de 9h40’, se classant respectivement 383e pour Yann et 384e pour moi même. Nous sommes donc des Finisher...
Ma première expérience TEMPLIERS ne s’est pas du tout passée comme je l’avais imaginé. Rares sont les moments où j’ai vraiment pris du plaisir. La
quasi-totalité de l’épreuve s’est déroulé dans une souffrance assez indescriptible.
Alors que s’est-il passé ? Un jour sans ? Peut être !
Très vite, mon désir de performance s’est transformé en calvaire. Et très vite ce calvaire a pris une dimension un peu hors du commun.
Symboliquement, je pense que je n’oublierai jamais cette aventure aux côtés de Yann, mon ami. Je parle en mon nom. Je suis allé extrêmement loin au fond de moi-même. Je suis allé puiser une force mentale que je ne croyais pas posséder en prenant le départ des Templiers. Je pense que plus d’un coureur aurait abandonné dans de telles circonstances, mais pas nous !
C’est certain, à sa manière, ce jour restera
éternellement graver à jamais dans ma mémoire…
A lire également les CR de Yann et Pilou...
A l'occasion de ce deuxième w.e d'octobre, le Lémurien a réorganisé une SESSION EUSKAL RUNNER CAMP.
Le Lémurien c'est Niko
Darmaillacq. Pour ceux qui ne le connaisse pas, il suffit de regarder dans le haut des classements des plus belles épreuves du calendrier Ultra Trail... et cela vous donnera un aperçu du
personnage...
Mais pour l'avoir côtoyé durant ce merveilleux w.e, je dirais que c'est bien plus qu'un coureur performant aux allures de
champion.
Sa générosité, son sens de l'amitié...et beaucoup d'autres qualités encore, sont à l'origine de se rassemblement
d'une quinzaine de copains sur l'un de ses plus beaux spots d'entrainement au pays Basque: LA RHUNE !
Le concept du w.e est génial. C'est tout simplement accumuler des kilomètres et du dénivelé positif sur des pentes abruptes,
avec un mélange tout à fait surprenant et séduisant de partage, de rencontres formidables, de joie de vivre, et biensur d'un plaisir...infini !
C'est l'occasion pour tous de finaliser notre préparation à J-15, en vue des échéances de fin de saison. Pour ma part comme
pour beaucoup d'autres (n'est-ce pas Jean Marc!!?? mdr!!) ca sera la grande course des Templiers en Aveyron, et pour Niko et Séb le grand Raid de la Réunion...
Vendredi soir.
Alors que le camp de base à Ascain est quasi installé, nous partons tous pour une session Run And Bike. De nuit
évidemment, sinon ca ne serait pas drôle. Parcours typique made in lémurien! Des talus, des descentes, et … pas de plat !
Les frontales sur les têtes, et sur les VTT, l'aventure peut enfin commencer... Le groupe est homogène, et la
météo est très agréable...
Le retour au camp se fera vers 22h15, ce qui représente 2h00' d'effort pour 585 m+.
Samedi, le réveil sonne à 6h30'. Hé oui! Nous ne sommes pas en vacances. L'ambiance entre nous tous est
excellente! Et c'est un groupe de copains soudés qui se lance à l'assaut de la Rhune...
La journée sera longue mais au combien magnifique! La HARD
RHUNE porte bien son nom. On a couru durant 8h30' pour 3380 m+.
On aura tous pu savourer les paysages quand ceux ci n'étaient pas cachés par les nuages. Et même la pluie n'aura
pas pu gâcher la fête tellement le soleil était dans nos cœurs et dans nos têtes!
Dimanche.
Le réveil ressonne à 6h30'. Il n'y a pas de courbature de la veille. L'envie est toujours présente pour cette
dernière matinée.
Un exercice ludique nous attend! Le village d'Ascain organise la descente des Pottoks (petits chevaux du pays Basque) depuis la montagne.
Le but est simple: celà consiste à aller chercher les Pottoks dans la montagne et de les redescendre au village en les accompagnant. Celà parait facile mais la difficulté est de bien diriger les
chevaux. Ils ont malheureusement tendance à vouloir aller n'importe où...!
C'est la première fois de ma vie que je fais ceci. Et je dois avouer que j'en ai pris pleins les yeux!
La ferveur qui règne autour de ses chevaux est incroyable. Je me suis cru, avec mes camarades, le temps d'une descente, un vrai cowboy du pays basque!
Mon dieu que ca court ces « bestiaux » ! mdr...
Enfin, un très bon repas clôture ce fantastique w.e.
Pour finir, je tiens avec beaucoup d'humilité à dire un grand bravo à Fabrice Huré. Fabrice est un coureur exceptionnel qui à partagé notre passion du trail et de la montagne durant ce w.e. Il est dialysé nocturne. Encore bravo pour ton courage, ce que
tu fais est vraiment exceptionnel...!
Merci à tous pour votre convivialité. Merci à tous pour votre accueil. Merci à tous pour le partage...
J'ai très sincèrement passé un w.e inoubliable avec vous tous … autour
d'une même passion!
Vous pouvez retrouver l'intégralité des photos de cette session euskal runner camp dans les albums photos (colonne de
gauche)