20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:48

Dimanche 19/10/2014 - Après midi

Une fois au col de la madeleine je prends la direction du cheval noir. Un bon sommet à faire.

Rando: 4h30' aller/retour

Retour par le même intinéraire

Dénivelé: 1000 D+

Depuis le col de la madeleine, prendre Est sur la piste qui conduit à l'arrivée des remontées mécaniques (jonction Valmorel - St François de Longchamp)

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière
Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

Au sommet de la croupe, faire quelques pas descendant direction Sud, et emprunter à gauche le petit sentier.

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

On poursuit direction Est sur un petit replat au pied du vaste cirque de la grande combe où s'entassent les éboulis de la falaise du cheval noir, bien visible au dessus.

La montée se fait ensuite plus soutenue en direction Sud/Sud-Est du col du cheval noir marqué par une échancrure dans la falaise

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

Par une successions de gradins et de chaos d'éboulis, le sentier s'élève au dessus du Roc blanc, du lac blanc, et lac bleu et atteint le col du cheval noir

Du col, la vue est magnifique, notamment sur la pointe du mont du fut (ou bellachat), le mollard des bœufs ainsi que la combe noire et les lacs du cheval noir.

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

Puis je prends la direction du sommet par une raide montée en longue traversée Nord/Nord-Est sous l'arête qui conduit au cairn sommital

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière
Cheval noir - 2832m - Massif lauzière
Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

Du haut du cheval noir la vue est époustouflante sur les sommets proches (chaîne de la lauzière, Grand perron des encombres, Pointe du mont du fut, Aiguilles de peclet et de polset, Mont brequin, .....) et plus lointains (chaîne des aravis, massif des ecrins, glaciers de la vanoise, Pic de l'étendard, Mont blanc, .....) jusqu'à la dent d'herens et le CERVIN !!!

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière
Cheval noir - 2832m - Massif lauzière
Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

Entre la montée en vélo, ce matin, au col de la madeleine et cette session montagne dans l'après midi, la journée fut vraiment belle!

La nature sait nous offrir des moments magiques. J'ai toujours aimé ces moments de calme avant l'arrivée de l'hiver. Il y a comme une énorme sérénité en montagne. Les couleurs automnales symbolisent la fin d'un cycle et le début d'une autre époque.

Cheval noir - 2832m - Massif lauzière

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:09
Col de la madeleine

Dimanche 19/10/2014 - Matin

Je profite de cette météo exceptionnelle en ce mois d'octobre pour monter et découvrir un col mythique des Alpes: le col de la madeleine.

Avec ses 26 km d'ascension, c'est sans aucun doute un GÉANT entre les vallées de la tarentaise et de la maurienne.

Ce fut un bonheur absolue !

Les photos remplaceront les mots:

Col de la madeleine
Col de la madeleine
Col de la madeleine
Col de la madeleine
Col de la madeleine
Col de la madeleine
Col de la madeleine
Col de la madeleine

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 10:50

Il y a des jours comme ça qui marquent plus que d’autres. Ce dimanche 28 septembre 2014, à l’occasion de ma participation au Trail des aiguilles rouges en fait parti. Je ne suis pas prêt de l’oublier. Toutes les conditions se sont réunis pour que cette journée, et cette expérience sur un parcours unique, soit inoubliable.

Je n’aborde pas ce trail dans les meilleurs conditions. En effet, je décide de mettre mon corps au repos durant tout le mois d’août et jusqu’à début septembre car je ressens une douleur importante au niveau de mon pied gauche. Cette douleur est intervenu au lendemain de ma participation au trail tour des fiz à la fin juillet. Mon corps me parle, c’est une règle de conduite, je l’écoute ! L’astragale du pied était déplacé et créait une inflammation sous la malléole.

Je vis cette pause le plus tranquillement possible. J’en profite pour me régénérer, reprendre des forces, et laisser tranquille un organisme déjà beaucoup sollicité depuis l’hiver dernier.

Si je prends un moment pour remettre les choses dans leurs contextes, il me semble important de rappeler que je n’ai pas couru ces 3 dernières années pour des raisons de santé. Quand je contacte Julien (Rancon) en octobre dernier, je lui explique ce que j’ai envie d’entreprendre pour moi même, et la démarche dans laquelle j'ai envie de m'inscrire. J’ai envie de recourir, refouler les sentiers, remettre des dossards mais avec une seule priorité : préserver ma santé ! C'est à dire être en cohérence avec ma santé et ma pratique du sport (quel qu'il soit) en montagne.

Je sais que Julien comprendra ma demande car nous sommes très proches, et que nous avons la même vision et conception du sport. Il sait également ce que j’ai traversé comme épreuves ces dernières années et pour moi ça n’a pas de prix. Mon choix de s’orienter vers lui est donc tout naturel. Nous mettons en place un planning d’entraînement tout en me laissant libre de gérer au mieux les séances. Si je suis bien, j’y vais. Si je suis fatigué, je ne sors pas. S'inscrire dans cette démarche, à court ou moyen termes, ne peut qu'être récompensé.

Dimanche 28/09 :

Le réveil sonne, il est 2h30’. La nuit a été courte, mais relativement bonne. La qualité du sommeil, c’est d’expérience vraiment important. J’effectue les préparatifs habituels d’avant course, et je prends la direction de la capitale de l’alpinisme pour me rendre sous l’arche de départ place du triangle à Chamonix. L’endroit, quoi qu’on en dise, est à part. Il respire le trail et la montagne.

Les coureurs arrivent les uns après les autres. L’ambiance est excellente. Le départ s’apprêtent à être donné. Sur la ligne, j’ai la joie de retrouver Aurélien Colin, et d’échanger quelques mots avec mon voisin favergien Cyril Cointre (qui terminera second de l’épreuve).

Une minute de silence sera respectée en l’hommage de Hervé GOURDEL, tragiquement disparu.

Trail des aiguilles rouges

Le départ est donné à 4h30' pour 623 coureurs sous un ciel limpide. Je trouve que beaucoup partent vite. Je ne m’en préoccupe pas et je plonge immédiatement dans ma bulle. Ma stratégie est très simple. Ne savant pas, ou presque pas où j’en suis physiquement, je décide de partir doucement. Et on verra bien au fil des kilomètres comment j'arrive à gérer l’effort. Nous sortons assez rapidement des ruelles de Chamonix. Les frontales s'allument au fur et à mesure que nous pénétrons dans l'obscurité des bois. Le sentier s'élève peu à peu jusqu'à trouver un single surplombant. Je monte à mon train en alternant la marche et la course. N'ayant pas fait le forcing pour éviter de me retrouver dans le gros du peloton, ça bouchonne à quelques endroits, mais ce n'est vraiment pas contraignant. C'est à 2 reprises l’histoire de quelques secondes.

Trail des aiguilles rouges

A la flégère, nous apercevons en contre bas les belles lumières de Chamonix. Cela fait partie de la fantastique ambiance de notre pratique du trail à courir de nuit. Avec tout ce que fait véhiculer symboliquement le monde de la nuit, il y a quelque chose de mystérieux et à la fois de tellement naturel. On dirait que notre attention est supérieur. Tous ces coureurs, ici présent à gravir la montagne, se servant chacun du flot lumineux de leurs frontales dessinent comme un long serpent de mer. C'est magique !

Je passe au lac blanc (premier pointage) en 192e position. Je connais l'endroit. Mais on ne voit encore rien. Le jour n'est pas levé. Je ne connais absolument pas mon classement à ce moment là, pour la simple et bonne raison que je ne m'en intéresse pas du tout. Donc sans me soucier de ça, je commence à descendre pour rejoindre le premier ravitaillement au village du buet, km15. La descente est soutenue, et je cours entièrement relâché. Je me rends très vite compte que j'ai des super jambes. Je double plusieurs dizaines de coureurs. Sincèrement, je me demande si c'est moi qui est dans un super jour ou si je ne suis pas en train de déjà trop en faire. Ça cogite pas mal dans ma tête. Mais très à l'écoute de mes sensations, je ne vois absolument aucune zones d'ombres à l'horizon. Tout se joue « déjà » ici. Malgré le peu de préparation, la réflexion fait ni une ni deux, je décide de tenter quelque chose aujourd'hui. Vaille que vaille, je pars à l'aventure, j'ai confiance en moi.

le jour se lève, il est environ 6h30'

le jour se lève, il est environ 6h30'

Au village du buet, je retrouve mon assistance toujours au top. Je prends le temps d'échanger quelques mots. Je fais le plein de boisson car si tout va bien, je ne compte pas m'arrêter aux prochains ravitaillements. Je délaisse la frontale pour les lunettes de soleil. Je repars le sourire aux lèvres. Je suis pointé en 139e position. J'ai devant moi un sacré morceau qui m'attends...

Le pied du col de salenton est une alternance de rando-course. Le sol est légèrement humide. Nous sommes en fond de vallée à l'extrémité du parcours et de la réserve naturelle des aiguilles rouges. J'attaque le pied du col et dépasse coureurs après coureurs jusqu'à me caler dans le sillage d'un groupe de 2 coureurs qui me paraissent assez à l'aise. Nous trouvons la chaleur du soleil à hauteur du refuge de la pierre à berard. Ça fait du bien ! Je vais enfin pouvoir commencer à enlever quelques épaisseurs car jusque là il ne faisait pas si chaud, et ce n'est pas un frileux qui vous le dit! Le groupe avec lequel je monte avance vraiment bien. L'allure est bonne. En dessous du col, nous passons sur des gros pierriers. Il faut y mettre les mains à plusieurs reprises. C'est très pentu par endroits. Je passe au sommet du col de salenton en 4h29' en 96e position.

Trail des aiguilles rouges

Je bascule dans une pente raide avec des pierriers, et prends la direction du refuge de Moëde Anterne. Les pierriers laissent peu à peu la place à la verdure. Je cours à mon train, toujours aussi relâché. Je profite de la descente pour m'alimenter. Je me retrouve dans une combe aux couleurs automnale, avec en arrière plan la chaîne du Mont blanc qui se laisse découvrir et fait contraste. Le spectacle est grandiose !

Trail des aiguilles rouges

Je rejoins en fin de compte assez vite le refuge de Moëde Anterne. Je reconnais bien l'endroit puisque j'y suis passé en juillet dernier lors du trail Tour des Fiz. Mais je n'arrive évidemment pas du tout par le même côté. Je suis pointé en 70e position. Comme convenu, je ne m'arrête pas au ravitaillement. J'ai encore tout ce qu'il me faut sur moi.

Je bascule direction le pont d'arlevé. Une fois en bas, j'attaque la montée vers LA grosse difficulté de la journée : le brévent. Quelle montagne ! Au pied, on ne sait pas trop où l'on va. Ça grimpe en lacets. Et puis nous sommes encastrés dans la vallée. Nous évoluons en plein cœur du parc, les paysages sont très sauvages. La pente ne cesse de s’accentuer au fil des mètres. L'ascension est longue, et il faut avoir gardé du jus si on ne veux pas vivre une déconvenue. Je garde mon allure, et je ne cherche pas cette fois à remonter sur les concurrents qui me précèdent. Je sens bien que ce mont BREVENT c'est du sérieux. Je gère la montée du mieux que je peux, et personne ne fait vraiment le malin. La nature s'est imposée sa loi. C'est long, parfois très long, mais le sommet se laisse tout a coup entrevoir. Le parcours nous engage sur des gros blocs où la pose des mains est obligatoire, puis nous passons par des échelles. C'est de l'alpin !! J'arrive au sommet du BREVENT en 7h23', et suis pointé en 56e position. La haut, la chaîne intégrale du mont blanc se laisse admirée comme nulle part. On a l'impression de pouvoir toucher les montagnes. C'est la récompense pour chacun d'entre nous. Cette fois, je veux bien boire un petit coup d'eau. Le ravitaillement est copieux.

Trail des aiguilles rouges
Trail des aiguilles rouges

Sans tarder, je commence la descente technique. Les quadris vont bien et cela me laisse imaginer une belle fin de course avec comme objectif d'essayer d'aller chercher cette (possible?) 50e place, mais surtout ce qui me ferait encore plus plaisir c'est d'arriver en dessous des 9h. Là je serais content.

Trail des aiguilles rouges

La descente se passe bien, le soleil « tape » fort par moments. Nous remontons une centaine de mètres en D+ pour rejoindre les aiguillettes des Houches. Je suis pointé en 52e position. Le bénévole m'encourage et me dit que ça va le faire. A ce moment là du parcours, je savais qu'il me restait 7 km de descente.

Je lâche les dernières forces dans cette descente parfois très raide et sinueuse. Mais qu'est ce que j'aime ça ! J'aurais tout vu. Des passages rapides soutenus, des passages avec racines, des passages avec pierriers, des singles, des sentiers carrossables, soit toute la panoplie du descendeur. Je reprends 2 coureurs coût sur coût, et ils me paraissent pas au mieux. L'un s'arrête même car il est visiblement pris de crampes. Quand à l'autre, il s'accroche dans mon sillage, et disparaît au bout de quelques minutes. Je sais à cet instant que je tiens ma 50e place. Je force jusqu'à l'arrivée située à SERVOZ.

Je franchis la ligne en 8h57' - 50 km - 4000 D+. Je suis en dessous des 9h. Ce temps vient comblé une joie déjà intense tellement j'ai pris du plaisir aujourd'hui sur ce parcours. Voilà un « vrai » parcours de « vraie » montagne, comme je pense il s'en fait peu en France.

Conclusion :

Le Trail des Aiguilles Rouges (TAR) est sans aucun doute le plus sauvage et technique des trails de la vallée de Chamonix, et chaque dernier week-end de septembre, il vient clôturer la saison des courses dans la vallée avec un parcours à chaque fois renouvelé. Bravo à toute l'équipe et ses nombreux bénévoles.

Ce que j’ai vécu ce dimanche 28/09, c’est la récompense de ne jamais avoir perdu l’espoir de recourir un jour et de pratiquer la montagne comme je l’aime. C’est d'avoir laisser parler les personnes autour de moi quand je les entendais « banaliser » ma pratique du sport sans prendre en compte les éléments qui composent ma vie à part entière. C’est d’avoir réussi à trouver un équilibre entre ma pratique du sport, et ma santé, avoir su écouter son corps. C’est d’avoir su aborder ce trail dans la plus grande décontraction et le plus grand relâchement, mais avec une ambition sans faille.

Enfin, merci à mon assistance pour son soutien, sa présence, ses mots. Merci à mes parents et mes amis pour les SMS d'encouragements envoyés durant la course. Merci à Julien mon kiné sans qui rien n'aurait été possible avec cette blessure au pied. Merci à Effinov pour son soutien dans ma pratique du sport.

Crédit photo: Merci à toute l'équipe! Cyril BUSSAT photographe - PHOTOSSPORTS.COM - Eric Lamugnière - Christophe Angot - Vincent Kronental.

Trail des aiguilles rouges

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