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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 12:25
Un w.e complètement ... BAOUW !!!

Voilà bien longtemps que je n'avais pas rédigé d'article sur mon blog. Je suis très heureux d'y revenir pour vous faire partager mon expérience passée ce w.e dans le Beaufortain à Arêches-Beaufort.

 

En effet, en février dernier j'ai employé ma plus belle plume afin de participer à un  JEU CONCOURS  Voici quelles étaient les règles:

Tu veux gagner un week-end vraiment nourrissant ? Tu veux gagner un séjour inspirant et vivifiant ? Tu veux gagner un break « à la Baouw » ? 👌

 

Rejoins-nous à Arêches-Beaufort sur les Baouw-Days et passe en coulisses avec Xavier Thevenard, Benoit Girondel, Julien Chorier le temps d’un week-end « team Baouw» !

 

🎉🎉 Il y aura 4 heureux(ses) gagnant(e)s ! 🎉🎉 BAOUW DAYS 

 

Quoi ? Un concours pas comme les autres, avec rien d’autre à gagner que du TEMPS partagé, des souvenirs à fabriquer.

 

Pour qui ? Tu es sportif, sportive, tu aimes la montagne, la nutrition ou la healthy food font partie de ton style de vie, tu aimes la photo ou la vidéo, tu aimes partager tes expériences sur les réseaux.
 

Quand ? Les 16 et 17 mars prochains, en marge de la Pierra Menta, célèbre course de ski-alpinisme. 💪

 

Où ? À Arêches-Beaufort en Savoie, un petit coin de nature préservée comme on les aime chez Baouw 💚

 

Comment ? Tu nous envoies une petite présentation de ta pomme (bio) avant le 15 février sous la forme de ton choix 🎥🗒🎤

 

Pourquoi ? Parce que nous choisirons des personnalités, pas des CV !

 

Avec qui ? Les heureux vainqueurs passeront le week-end avec les athlètes Baouw 🍀

Un w.e complètement ... BAOUW !!!

Quelques jours plus tard, j'apprends pour ma plus grande joie que je suis l'un des heureux gagnants et donc, que j'aurai l'opportunité de passer 2 belles journées avec toute la TEAM BAOUW au sein d'une station qui a su rester authentique tant par ses montagnes que par ses habitants : Arêches-Beaufort. 

 

Mais avant ça, dans la même semaine, il y avait la 34e édition de la célèbre PIERRA MENTA course de ski alpinisme composée de 4 étapes et dépassant les 10 000 mètres de dénivelé positif. Tout bonnement impressionnant. 

 

Sur cette Pierra-Menta, la TEAM BAOUW est bien représentée.

 

Xavier Thevenard fait équipe avec le nutritionniste  du TEAM Benoit Nave. Mais également d'autres athlètes comme Johann Baujard, Arthur Blanc, et Yoann Sert qui représenteront, en tant qu'ambassadeurs, haut et fort les couleurs et les valeurs de la marque Annécienne. 

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Mercredi 13 mars 2019

PIERRA MENTA J1

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Jeudi 14 mars 2019

PIERRA MENTA J2

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Vendredi 15 mars 2019

PIERRA MENTA J3

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Samedi 16 mars 2019

PIERRA MENTA J4 et FIN

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Une fois cette édition terminée, nous nous retrouvons tous en milieu d'après-midi pour passer le restant du w.e ensemble. Personnels de l'entreprise, athlètes, ambassadeurs, ... ça fait donc une belle troupe. 

 

Nous sommes tout d'abord conviés à un WorkShop BAOUW R&D.

 

C'est tout simplement un véritable privilège de pouvoir assister à de tels échanges entre les co-fondateurs de la marque et les athlètes. C'est à ce moment là que l'on se rend compte de la richesse des échanges, des stratégies, et de le politique menée au sein du groupe. 

Je connais et consomme les barres BAOUW depuis leur création, mais personne ne se doute de l'intensité des réflexions et l'investissement pour mener à bien un produit d'une aussi grande qualité. 

Il y a également un véritable engagement pour le respect de l'environnement tant au niveau de la consommation que de la production des produits. Les aliments qui les composent sont, dans la mesure du possible, locaux. Et de nos jours, cela me semble tout de même important de le souligner. Bravo à eux !

Crédit photo: Baouw

Crédit photo: Baouw

Les barres BAOUW c'est quoi ? 

 

Avant toute chose, les barres sont "performantes pour la santé" . C'est à dire, et c'est important de le préciser, qu'elles ne sont pas uniquement destinées à l'usage des sportifs. Ce sont des barres SANTE avant d'être des barres sportives. Ça veut dire qu'elles sont proposées à toutes et tous, petits et grands, pour l'utilité qui lui conviendra au moment le plus opportun de la journée. Comme un goûter pour des jeunes enfants, ou pour une collation avant / pendant / après un entraînement. 

 

Les barres BAOUW sont reconnues pour leur richesse nutritionnelle exceptionnelle. Elles sont fabriquées avec des aliments d'une haute valeur nutritive. 

 

Les barres sont BIO, SANS GLUTEN, SANS LACTOSE, VEGAN, et sans PRODUITS RAFFINES. 

 

On retrouve aussi bien des goûts sucrés que salés. Ce qui permet, bien évidemment, de contenter un maximum de consommateurs et de varier les saveurs. 

 

Avec quelques notions de ChronoNutrition elles peuvent être consommées tout au long de la journée pour des bienfaits et bénéfices incroyables au niveau des neuro-transmetteurs, système nerveux, régulation de l'appétit, etc...

 

Tester, c'est les approuver !

 

BAOUW présente ici dans cet article son EXPERTISE NUTRITION et ses convictions. 

En fin d'après-midi, nous avons eu droit à une formation DIGITAL avec Estelle et Antoine de ESPRITS OUTDOOR, également ambassadeurs BAOUW. Nous abordons ensemble comment savoir vraiment nous servir des réseaux sociaux, tels que FaceBook et Instagram.

Ils ont fait de cette activité leur métier, et on se rend rapidement compte que pour faire passer un message ou une histoire au travers d'une photo, c'est bien plus compliqué que ça en a l'air.

Merci à eux pour les conseils !

Enfin, nous sommes accueillis en début de soirée à l'hôtel le Christiania au plein coeur de la station d'Arêches, par Magali et Nicolas (revendeurs Baouw et parents de Arthur Blanc qui a fini dans le top 10 de la Pierra Menta pour sa 1 ère participation, gros talent !)

 

Le cadre de l'hôtel est séduisant, et le confort l'est tout autant. Je recommande vivement cette adresse tellement l'accueil a été de qualité et la nourriture excellente. 

Dimanche 17 mars 2019

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes encadrés par Estelle de Esprit Outdoor pour une séance de YOGA matinal. Rien de tel pour réveiller le corps et l'esprit !

 

Puis, dans la foulée, c'est Benoit NAVE qui prend la parole pour nous donner une formation sur la NUTRITION / SANTE. 

En milieu de matinée, il est grand temps d'aller chausser les skis de rando. Le groupe se divise en 4 par niveaux. 

Nous effectuons une superbe randonnée à skis jusqu'au célèbre GRAND MONT. 

Là haut, la vue à 360° sur le Beaufortain, le massif du Mont-Blanc, la Tarentaise, la Vanoise, ... est absolument grandiose. 

Le vent violent nous incitera à rapidement (re)descendre, ... vroum !! 

Marc Brulard - Photo & Vidéo

Marc Brulard - Photo & Vidéo

En milieu d'après-midi, vient le Graal !

 

Nous avons l'immense privilège de rencontrer MONSIEUR SÉBASTIEN MONTAZ-ROSSET pour un WorkShop "prises de vues et réseaux sociaux". 

 

Autant dire que quand celui qui a suivi Kilian Jornet sur les pentes les plus folles de la planète, dont l'Everest, te donne des conseils, alors tu écoutes les oreilles grandes ouvertes !!

 

Grand moment !

Un w.e complètement ... BAOUW !!!

Je repars donc de ce w.e avec des étoiles dans les yeux. Quand on a la chance de vivre ces instants-là, on se doit d'apprécier à sa juste valeur les moments qui nous sont offerts. 

 

Je tiens à remercier chaleureusement : 

 

- Tout d'abord, Myriam CORNU pour toute l'organisation du w.e. La logistique incroyable. La gestion. Son écoute. Sa disponibilité. 

 

- Benoit NAVE pour son partage depuis tant d'années (déjà). Et j'espère que ça va continuer encore longtemps !

 

- Tout la TEAM BAOUW. Co-fondateurs, personnels, athlètes, ambassadeurs... pour leur accueil, leur disponibilité, et ces bons moments partagés durant le w.e, à table comme sur les skis :-)

 

- La station d'arêches - Beaufort pour les forfaits de skis

 

- L'hôtel restaurant Le Christiania avec Magali et Nicolas pour la literie et les repas. 

 

- Le refuge d'alpage pour le repas du dimanche midi sur les pistes de ski. Vous nous avez offert une polenta d’anthologie !!! Comme elle est bonne ...  miam smiley

Un w.e complètement ... BAOUW !!!

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 13:51
L' ULTRA RACE, ... une aventure Hors Norme

Mon histoire avec la MAXI RACE commence maintenant ​un peu à dater. Ma première participation remonte à 2008, mais à l'époque il s'agissait de "l'Annécime". Depuis, les années ont passé, ​la course a grandi et a fortement évolué, ​mais c'est toujours avec une immense joie d'accrocher un dossard et de (re)fouler les sentiers autour de ce lac. 

​D​es sentiers d'ailleurs que je commence à connaitre par cœur puisque depuis 7 ans maintenant c'est devenu mon terrain de jeu d'entraînements. 
​Autant dire que par endroit, je connais chaque caillou, ...
L' ULTRA RACE, ... une aventure Hors Norme
Cette année, la MaxiRace fait peau neuve avec un nouveau sponsor et un tout nouveau format qui me correspond beaucoup mieux: L'ULTRA RACE. 110 km. 7000 D+. Sur le papier, le profil est impressionnant, et en réalité il fait pâlir plus d'un quadri quand on connait un peu le secteur !!!
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

Nous sommes le samedi 27 mai, il est 01h30' du matin. En clair, la nuit a été (très) courte. Aujourd'hui, j'ai une assistance de choc autour de moi, et il va bien falloir tout ça !
Mon père, Xavier, Benjamin vont former un trio incroyable avant d'être rejoint par Carole et Florence à Menthon-Saint-Bernard pour les derniers hectomètres de cette folle journée. 
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

J'ai la chance d'être positionné dans le premier SAS aux côtés ​de coureurs talentueux. Il y a franchement du très beau monde sur cette ligne de départ. Digne d'une course UTWT. Avant de lâcher les 900 coureurs, j'ai la possibilité de saluer une dernière fois mon assistance et de faire une bise à l'ami Cyril Cointre (organisateur de cette édition).
 
​Trois, deux, un, ... les fumigènes sont craqués, et nous partons fouler le bord du lac avant de retrouver les premières pentes du Semnoz. L'ambiance est sublime. Les départs de nuit procurent toujours une ​excitation particulière. 
Je me retrouve dans le groupe de tête, dans les foulées de François D'Haène, les américains, Caroline Chaverot, et j'en passe, ...
L'allure est bonne mais pas trop rapide. Ca me va très bien! Tout le monde sait que le menu du jour est copieux. Dès que les premières pentes du SEMNOZ apparaissent, je laisse filer volontairement tout ce beau monde et rentre définitivement dans ma bulle afin de faire MA course et de ne pas commettre d'erreur pouvant se payer cash par la suite. 
 
Je fais la montée du Semnoz à ma main, et ça se passe bien. Malgré la nuit, il fait déjà chaud. Mais néanmoins je n'hésite pas à remonter mes manchettes avant le sommet pour ne pas prendre froid. Un léger courant d'air, juste au niveau du restaurant portant le même nom, se fait bien ressentir. Je passe au sommet en 2h21' et rejoins illico mon assistance. On échange rapidement quelques mots, je refais le plein d'énergie, et me voilà reparti pour 50 km en autonomie quasi complète. C'est une des particularités de cette course, les coureurs sont tous à la même enseigne !
Credit photo: Cyrille Quintard

Credit photo: Cyrille Quintard

Je plonge vers Touvière et je rattrape pas mal de coureurs dans cette descente parfois technique. Dans la nuit, il est préférable d'avoir une bonne frontale, c'est mon cas, pour ne pas perdre trop de temps à essayer de deviner le terrain qui déroule sous nos pieds. Dans la descente, le but est d'appréhender au mieux chaque caillou qui peut très vite devenir un obstacle.
 
La remontée vers le col de la Cochette est une vraie vacherie. Certains sentiers sont totalement détériorés par les engins forestiers et c'est parfois dans une pataugeoire XXL que nous évoluons. Ça peut paraître comme ça anodin, mais l'état des pieds en prend un sacré coup ! 
Comme le SEMNOZ, je monte à ma main. Certains passages me surprennent vraiment. Les pourcentages sont parfois énormes ! Je passe au sommet du col de la Cochette en 28e position en 04h06'
Credit photo: Cyrille Quintard

Credit photo: Cyrille Quintard

La descente pour rejoindre le hameau "les maisons" est très pentue, et très technique. Le genre d'exercice qui laisse des traces. J'ai le plaisir de voir l'ami Didier "le Tiaff" en tant que bénévole. Aux "maisons" je refais le plein d'eau grâce à une rampe mise à disposition par l'organisation. 
 
D'ici au sommet du Mont Charbon, on prend 1400 D+. Pour ma part, j'essaie d’accélérer sérieusement. Je rentre pleinement dans la course. Ce côté du parcours est une totale nouveauté. C'est sauvage. Le massif naturel des Bauges est un territoire unique ! 
L'ascension jusqu'au sommet se veut longue et parfois difficile. Je suis concentré sur mon sujet. Le passage au niveau des escaliers ancrés dans la pierre est mythique. Le temps est clair, la vue sur le lac est somptueuse. Je passe au sommet en 21e position en 7h06'.
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

Je bascule vers la Combe d'Ire. Je rattrape Jules Henri Gabioud (vainqueur du Tor des Géants, et membre du Team Salomon Suisse) qui n'a pas l'air au mieux. La chaleur commence a fortement se ressentir. La descente est un véritable carnage pour les organismes. Les quadris hurlent à chaque impact au sol tellement la pente est raide et la caillasse nombreuse. Un chantier pas possible. A la combe d'Ire, j'ai le plaisir d'apercevoir mon assistance venu m'encourager. Je suis pointé en 18e position, en 07h41'. 

Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

La suite? Une véritable surprise! Les 600 D+ entre la combe d'Ire et le sommet du "Replent Dessus"  sont surprenants. Je ne m'attendais pas du tout à ça. C'est long. C'est parfois technique et c'est souvent ennuyeux. Je l'écris comme je l'ai vécu. On côtoie un chemin forestier la plupart du temps sans réel point de vue. Le sommet est donc un extrême contraste avec la montée car c'est sans doute un des points les plus beaux de la course. Vue sur le lac avec les chalets. 
On plonge sur Giez. idem que la précédente, cette descente est pentue, parfois boueuse, et laisse également des traces dans les quadris. 
C'est indéniable, je n'ai jamais fait un ULTRA avec un début de course aussi dur physiquement. Mais dans quel état va-t-on finir? Je double quelques concurrents pas au mieux ! 
 
A Giez, je suis 17e en 09h00' de course. 
Les 5 km qui relient Giez à Doussard sont bien casse pattes. De plus, la chaleur s'est cette fois-ci définitivement invitée et il va falloir composer avec. 
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

Doussard, 9h47', 16e. 
Base de vie importante. La foule présente sur ce point est déstabilisante. Jusqu'ici, j’étais seul (ou presque) et là on retrouve les concurrents des différents relais, la maxi race, etc... C'est surprenant comme sensation. C'est comme si ça vous sortait brusquement d'un rêve éveillé. 
Auprès de mon assistance, il est l'heure de faire le point. Je suis largement dans mes temps de passage. Mon classement est plus qu'honorable. La fatigue est présente, mais je gère encore bien mon effort. Je suis régulier dans mon allure. J'avoue accuser un peu le coup pour la première fois. Mais je me dis que mon ravitaillement va me remettre sur de bons rails. 
 
Je repars de Doussard, motivé et déterminé. Je connais par cœur les 40 km restants. Mais l'ascension du col de la Forclaz se veut laborieuse. Je n'arrive pas (ou plus) à courir sur les parties plus roulantes. Bizarre. J'ai (très) chaud. Je m'aide excessivement de mes bâtons pour garder un rythme généreux. Je passe le sommet en 1h environ ce qui est une déception pour moi. Bref, passons. Je rejoins le village de Montmin où je prends le temps de me rafraîchir à la fontaine. J'ai une envie terrible de me jeter dans le premier ruisseau venu. Pas de doute, je suis en train de prendre un gros coup de chaud. Et là, il va falloir gérer la suite car mon garçon on n'est pas encore arrivé. Alors je sers les dents. Et vous savez comment ça se passe!? Quand le moral est en chute libre c'est tout le corps qui se met à faire mal. Je me ressaisis autant que je le peux. Je m'envahis de pensées positives et j'essaie surtout de continuer à boire et manger. Cette lucidité et cette force d'esprit peut m'emmener au bout. On fera le bilan à la fin !
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

Cette portion entre le col de la Forclaz et le sommet du Roc de Lancrenaz est tout simplement grandiose. De la vrai montagne, authentique comme on l'aime. Les paysages sont à couper le souffle. J'habite par ici pourtant, mais c'est à chaque fois la même émotion qui me transporte. J’enchaîne: Chalet de l'Aulp, Chalet des crottes, Puis enfin le célèbre ROC avec vue sur la Tournette. Là haut, je suis pointé en 15e position en 12h39'.
 
La descente sur Villard-Dessus, tout le monde (ou presque) la connait. Un chantier! Extrêmement pentu, extrêmement technique, extrêmement difficile... Pourtant, j'aime cet exercice, mais aujourd’hui faut dire qu'on est servi. Chaque caillou vient taper dans les pieds, c'est un supplice! Pas d'autres alternatives que d'encaisser, et serrer les dents. A Villards-dessus, je suis pointé 14e en 13h16'.
 
Je l'ai déjà dit, mais je le redis. Je sais que beaucoup de coureurs pensent comme moi. Cette portion entre Villard-Dessus et Menthon n'a aucun intérêt. Et franchement, on passe là pour accumuler les km et rien d'autres. Mais bon, il faut rejoindre Menthon-Saint Bernard, alors pas le choix !
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

A Menthon, je suis pointé en 15e position, en 14h02'. Mon père m'accompagne quelques mètres avant le point de ravitaillement. Je lui fais part de mon inquiétude. J'ai mal. Où ça? Partout ! Je sens que quelque chose ne tourne plus rond.
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

Je me rafraîchis auprès de la fontaine et m'assois quelques instants entourés de mon assistance au complet. Les paroles d’encouragements fusent de toute part. 15e ! Tu te rends compte ? Porté par les miens, je me relève, fais quelques mètres, puis ..... trou noir ! 
Ils me diront, par la suite, que je me suis soudainement arrêté, porté par mes bâtons, puis me suis allongé sur un trottoir à l'ombre juste derrière une voiture en stationnement et me suis aussitôt endormi. Une première! Jamais, en course cela m’était arrivé. La fatigue était telle à ce moment là que mon corps a dit: "STOP!" 
Sous le contrôle de mes proches, je me réveille au bout de 15 minutes. J'ai vécu ce que je lis dans les nombreux récits d'ULTRA. Le sommeil est parfois inévitable, cette fois-ci, pour moi, ce fut le cas ! C'est une sensation incroyable. Le système nerveux se met en croix, et il faut se régénérer. Pas d'autres solutions ! 
Je repars de Menthon avec l'intention d'en terminer. Je suis accompagné par mon assistance sur quelques mètres, et je prends la direction du col des contrebandiers. Je sais que j'ai du perdre quelques places au classement général, mais peu importe, la santé prime avant tout ! D’ailleurs, je me sens mieux. Musculairement c'est encore un peu compliqué mais je me sens plus frais. Et ça, il me semble que c'est le plus important. Car avant Menthon, je ne prenais plus trop de plaisir... ceux qui ont déjà connu cette situation me comprenne certainement. 
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

La grimpée vers le col des contrebandiers s’effectue sur un rythme régulier. Les pentes sont raides par endroit mais on évolue à l'ombre alors ça fait du bien. 
Tout ça m’emmène au sommet du Mont Baron, l'ultime sommet de cet ULTRA de dingue. Je connais l'endroit par cœur. Cet hiver, nous sommes passés ici des dizaines de fois! Il me reste donc un peu de crête et la descente sur le petit port d'Annecy-le-Vieux en passant par le creux du loup. Je suis pointé 21e. 
Plus je descends, et plus je vois le lac se rapprocher, et plus j'entends le speaker sur la ligne. Le passage au petit port est mythique; Il reste 1 km de plat goudronné pour rejoindre le tapis rouge. Je reçois beaucoup d'encouragements et d'applaudissements. Il y a une vraie ferveur autour de cet événement, et un bon soutien de la part des autres. 
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

Je franchis la ligne en 21e position, en 17h27'
 
La fierté du devoir accompli. La fierté d'avoir réussi à trouver les ressources mentales nécessaires pour aller au bout. Les accolades avec mes proches sont chaleureuses. Je les remercie infiniment pour leur soutien inconditionnel. Ils ont été au TOP du début à la fin, quelle équipe! OUI quelle équipe! Car dans ma conception, l'ULTRA n'est pas une sport individuel mais bien un sport d'équipe ! 
MERCI à mon papa, Carole, Xavier, Benjamin, Florence !!!!!
 
J'ai encore (!) beaucoup appris sur cette épreuve. Franchement, j'ai eu l’impression de plus subir sur cette course que sur le dernier GRR. Et pourtant ! 
L'ULTRA RACE est une course de costaud. Les chiffres parlent d'eux mêmes: 110 km / 7000 D+ / 50% d'abandon. 
Au départ, vu le plateau exceptionnel je visais un TOP 30, je termine à la 21e place. Contrat rempli. 
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand
Crédit Photo: Benjamin Dunand

Crédit Photo: Benjamin Dunand

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