28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 21:14
Ultra tour du beaufortain - 21 et 22 juin

Quand l’hiver dernier Will m’appelle pour me proposer de faire le tour du beaufortain, entre copains, en version OFF (en respectant le tracé de l’épreuve qui se déroule à la mi juillet), la question fait ni une ni deux! Ma réponse est immédiate: je viens! Ce projet je l'avais coché il y a déjà bien longtemps, mais je n'avais encore pas eu le temps de le réaliser. Et l'occasion c'est présenté.

Habitant à seulement 20’ du départ, c’est l’occasion de découvrir un endroit encore trop peu visité. J’entendais beaucoup parlé de ce massif en bien! Et je dois dire qu’après l’avoir fait, je peux confirmer que le beaufortain est grandiose!

Quel terrain de jeu!!! C’est simple, on retrouve de tout. Des singles roulant à très techniques. Des pierriers. Des passages engagés, et aériens. Des crêtes. Des vues incroyables sur les massifs voisins… du sauvage, du sauvage, et du sauvage !!!

Bref, toute la panoplie pour les montagnards intéressés de découvrir un massif qui mérite bien sa réputation.

Pour faire court, ce fût 2 jours de purs «esprit montagne», comme je les apprécie vraiment. Avec une organisation et une assistance au top. Le fait que will puisse nous suivre et nous assister à différents points du parcours, sur les 2 jours, nous a permis de courir « très léger ». C’était, il faut bien le dire, une version grand luxe et confort !!! Mieux qu'en course !

Nous avions décidé de découper les 105 km et 6400 D+ en 2 jours. Soit:

  • 1er jour: Queige - Refuge de plan de la lai = 50 km et 3900 D+

  • 2e jour: plan mya / plan de la lai à Queige = 55 km et 2500 D+

Au ressenti, ce fut 2 jours complètement différents:

  • Le premier, c’est de la pure montagne. Engagé. Du rustique. Des pierriers. Des montées sèches. Ca pousse fort sur les jambes. On se sent loin de tout. On court très peu. C'est de la pure rando-course. De plus, à cette époque là de l’année, nous avons rencontrés de nombreux passages encore très enneigés et par conséquent parfois bien engagés… Le passage de la pierra menta à la brèche restera gravé à jamais dans ma mémoire! Un endroit comme on en voit pas souvent... Le soir, la fatigue se fait quand même ressentir, mais la chaleur du refuge permet de recharger les batteries...

Samedi matin. 7h. le groupe est réuni. Après plusieurs semaines de prépa, on va pouvoir enfin s'élancer.

Samedi matin. 7h. le groupe est réuni. Après plusieurs semaines de prépa, on va pouvoir enfin s'élancer.

Col des lacs.

Col des lacs.

En direction du col des bonnets rouges

En direction du col des bonnets rouges

On évolue dans un décor de rêve. le ciel est complètement bleu et le soleil, même matinal, tape déjà fort

On évolue dans un décor de rêve. le ciel est complètement bleu et le soleil, même matinal, tape déjà fort

voilà une image de carte postale? Non! C'est le beaufortain

voilà une image de carte postale? Non! C'est le beaufortain

Passerelle de saint Guérin

Passerelle de saint Guérin

ravito de luxe au dessus du barrage de st Guérin. Table, et chaises. Boissons et nourritures, ... du grand luxe !!!

ravito de luxe au dessus du barrage de st Guérin. Table, et chaises. Boissons et nourritures, ... du grand luxe !!!

Ultra tour du beaufortain - 21 et 22 juin
Ultra tour du beaufortain - 21 et 22 juin
Passeur de la mintaz - vue sur la pierra menta. On traverse le névé pour rejoindre la pierre. passage magnifique avant de rejoindre le refuge de presset

Passeur de la mintaz - vue sur la pierra menta. On traverse le névé pour rejoindre la pierre. passage magnifique avant de rejoindre le refuge de presset

Ultra tour du beaufortain - 21 et 22 juin
Passage délicat pour rejoindre la brèche

Passage délicat pour rejoindre la brèche

Juste au dessus du lac de cormet de roselend

Juste au dessus du lac de cormet de roselend

Seconde journée

Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons pour la deuxième partie. Elle est beaucoup plus roulante que la veille. Sans aucun doute, celui qui a su en garder pour la deuxième partie du parcours, le jour de la course, sera faire une énorme différence. Il y a beaucoup de descente, et les quadris prennent chère, très chère !!! Perso, j'ai adoré pouvoir courir autant sur cette seconde journée. Le groupe avait les cannes, on s'est vraiment tous fait plaisir!

Départ 2e jour. Dimanche matin. Depuis le refuge du plan de la lai où nous avons passé la nuit.

Départ 2e jour. Dimanche matin. Depuis le refuge du plan de la lai où nous avons passé la nuit.

Passage sur les crêtes avant le refuge du bonhomme.

Passage sur les crêtes avant le refuge du bonhomme.

Entre le col de la gittaz et le col du joly.

Entre le col de la gittaz et le col du joly.

Sous le col de la fenêtre. Les nuages matinales laissent petit à petit place au soleil. L'ambiance est au top, et les jambes aussi !

Sous le col de la fenêtre. Les nuages matinales laissent petit à petit place au soleil. L'ambiance est au top, et les jambes aussi !

Passage sur les crêtes avant de basculer sur les saisies. Ca sent l'écurie !

Passage sur les crêtes avant de basculer sur les saisies. Ca sent l'écurie !

La boucle est bouclée. Parcours extra. 105 km et 6400D+. On en a pris plein les yeux ! Chapeau aux organisateurs pour tous ces passages en single, techniques, aériens, ... j'ai adoré !!!

La boucle est bouclée. Parcours extra. 105 km et 6400D+. On en a pris plein les yeux ! Chapeau aux organisateurs pour tous ces passages en single, techniques, aériens, ... j'ai adoré !!!

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 17:57

Pour la deuxième fois, je suis finisher de cette magnifique course qu'est la Maxi Race. L'édition de 2009 restera sans aucun doute, avec ma 11e place, un souvenir impérissable. C'était pour moi, à l’époque, la découverte du monde de l’ultra trail…

Mais je pense que ce que j'ai réussi à faire ce samedi 31 mai 2014 à encore plus de sens.

Ma 120e place en 12h39’ peut paraitre anecdotique, mais c’est pour moi une véritable victoire qui me prouve, encore une fois, qu'il y a plusieurs façons de (com)battre la maladie.

Je suis heureux de ce dénouement face au défi que je m'étais relevé. Je ne souhaite pas plus revenir sur ces quatre dernières années tellement les épreuves ont été parfois dures à traverser.

Aujourd’hui, je ne veux laisser la place qu’à la réussite de ce projet, et l'espoir pour les jours qui viennent…

Je souhaite aussi, à travers ce récit, m’adresser à tous les malades de Crohn (et autres), pour leur dire qu'il ne faut jamais ... baisser les bras!!!

La course:

Le réveil est rude à 1h du matin. Le sommeil a été (très) léger. Mais l’adrénaline prend rapidement le dessus.

J’arrive au départ de cette course avec seulement 5 mois d’entrainement. En effet, je n’avais pas recouru sérieusement depuis 4 ans. Mais je sais que je suis prêt. Je me sens bien physiquement et mentalement. Je suis en forme car j’ai fait ce qu’il fallait pour prendre du plaisir sur ce parcours unique à renommée, désormais, internationale !

Il est 3h. Le départ est donné dans les fumigènes oranges aux couleurs du team tecnica depuis la plage d’albigny à Annecy-le-vieux. Ce sont un peu moins de 2000 coureurs qui s’élancent.

Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!
Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!
Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!

Je pars prudemment, à mon train. Les 2 premiers km sont plat. L’idéal pour s’échauffer. Nous longeons les bords du lac. Je connais cet endroit par coeur.

L’ascension du semnoz débute. Il s’agit d’une montée de 17 km avec 1500d+. La pente est régulière et agréable. J’ai des super jambes. Les sensations sont excellentes. Je ne m’enflamme pas pour autant. Je fais attention à mes puls. J’adore cette ambiance de la nuit, et ces flots de frontales dans l’obscurité. Je me laisse aller à doubler pas mal de coureurs pour arriver au sommet en 2h19’ en 134e position. Je suis agréablement surpris de ce classement car je suis bien parti dans les 250 premiers sur la ligne. De plus, j’ai vraiment l’impression d’en avoir beaucoup gardé sous la semelle. Le moral est au top. Le lever du jour sur la tournette et le massif du mont blanc est spectaculaire. Nous sommes au dessus de la mer de nuage. C'est grandiose.

Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!
Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!
Crêt de chatillon, sommet du semnoz...

Crêt de chatillon, sommet du semnoz...

Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!Maxi Race, tour du lac d’Annecy - C'est une victoire!

Au ravito, crêt-de-châtillon, je m’arrête quelques secondes auprès de mon assistance de choc. J’ai vraiment le sourire car j’ai pris un max de plaisir dans cette ascension. Le temps de remplir un peu la poche à eau, et je repars aussitôt.

A peine quelques mètres plus bas, en direction cette fois de saint Eustache, je double un petit groupe de coureurs, et là j’entends: « Hé! Salut Romain! Alors ça, on aurait voulu le faire on y serait pas arrivé! » et qui vois-je? Christophe. Un ami de longue date, ancien coéquipier durant nos belles heures cyclistes. Et tous deux sommes désormais convertis à la pratique du trail depuis quelques années. La joie intérieure est immense, car le plaisir est totale et partagé. Puis la course continue…

La descente est assez longue. J’essaie tant bien que mal à retenir ma vitesse afin de ne pas me casser les quadris tout de suite. L’ultra c’est de la gestion du début à la fin. Et tout ces éléments mis bout à bout comptent pour parvenir jusque sur la ligne d’arrivée.

L’ascension du col de la cochette et des crêtes d’entrevernes se font dans une « bouillasse » sans nom! Le chemin est détrempé. Un ruisseau d’eau coule sur nos pieds déjà bien maltraités. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne pensais vraiment pas que le sentiers étaient aussi mal en point. On fait avec.

Les jambes sont toujours bonnes. Mais comme en 2009, ce long passage de bitume pour rejoindre le gros ravito de Doussard au km 44 m’use véritablement. C’est donc avec beaucoup de soulagement et de plaisir que je retrouve quelques visages familiers.

A quelques mètres du ravito de doussard, j'ai le plaisir de retrouver mon assistance et à ma plus grande surprise: Thierry.

A quelques mètres du ravito de doussard, j'ai le plaisir de retrouver mon assistance et à ma plus grande surprise: Thierry.

Je prends le temps de m’arrêter pour changer de vêtements, manger un peu, et recharger les rations d’eau. Les mots de mon entourage seront très important à ce moment là. Car je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais j’étais déjà plus usé que je ne le pensais. Avec du recul, je pense même que le physique m’avait très honnêtement déjà lâché un peu et que le moral était déjà en train de lutter… manque de lucidité? manque de repère? (4 ans sans mettre de dossard), toujours est-il que sur le moment mon cerveau était déjà conditionné pour aller au bout et rien d’autre!!! Je repars donc de Doussard beaucoup moins frais que prévu.

ravito Doussard

ravito Doussard

La montée jusqu’au roc de lancrenaz en passant par le somptueux col de la forclaz, et le chalet de l’aulp fut ardu. Les pentes sont parfois raides, très raides. Impossible de courir dans les montées. Je marche. Je pousse fort sur les bâtons. Les pierres glissent. Pas de doute, nous sommes dans l’ambiance ultra!!! Le tout dans un brouillard à couper au couteau. Impossible de voir à plus de 10 mètres. C’est du rustique. De la montagne authentique. J'aime ça.

Sommet col de la forclaz ... dans le brouillardSommet col de la forclaz ... dans le brouillard

Sommet col de la forclaz ... dans le brouillard

Un peu après le chalet de l’aulp, je prends le temps de mettre une veste "coupe vent" car ça commence à vraiment faire froid. Ca serait dommage de perdre du "jus" à cause de la température. Je vis un moment compliqué. Les jambes répondent de moins en moins dans cette montée. Je reconnais parfois à peine où nous sommes. Heureusement que le balisage est au top!

Je passe au sommet en 8h21’. Au moment où le bénévole me pointe, j’entends sur les ondes radios que le vainqueur de l’épreuve, Sebastien Spehler, s’apprête à en finir pour bientôt franchir la ligne d’arrivée. Chapeau! Chrono stratosphérique pour ce sympathique et talentueux coureur. C’est, je trouve, une perf incroyable. Une leçon de course à pied. Lui qui s’essayait sur la distance, c'est une première réussie!

Moi je plonge vers le ravito 3 qui se trouve à Menthon Saint Bernard. Descente usante. Technique. Cassante, et pleine de grosse « caillasse ». Je déteste ça. Je le dis, c’est le pire moment de ma course. Ca fait mal aux guiboles. La pente est abrupte. Et j’ai du mal a retenir mes jambes. Mes pieds s’entrechoquent sur les cailloux. C’est pas le pied!

Km 70, me voilà « enfin » au ravito de Menthon. Deux points positif, coup sur coup. Je revois des visages familiers, et le soleil fait son apparition. La température ne cessera d’ailleurs d’augmenter. Bonnes nouvelles.

A 17 km de l’arrivée, je sais que le plus dur est derrière moi. Je connais cette dernière ascension à venir, je me dis que si je gère bien, je peux basculer là haut dans 2 heures. Et c’est exactement ce qu’il se passera.

Arrivée au ravito de menthon st Bernard. Enfui dans ma veste, je me réchauffe seulement...

Arrivée au ravito de menthon st Bernard. Enfui dans ma veste, je me réchauffe seulement...

Un dernier clin d’oeil à mon assistance, et je repars. Le moral certes un peu entamé. Mais avec une seule envie, arriver au bout!

Les 1000 D+ qui m’attendent sont pentus. Faible kilométrage, et gros dénivelé. Là je donne tout. Je pousse sur les jambes. Je pousse sur les bâtons. Je me livre, je donne ce qu’il me reste. La pente est très raide par endroits.

Le palier au col des contrebandiers permet de donner un peu de répit, avant de reprendre la direction du sommet final, le mont veyrier. Je franchis les marches de pierres calcaires donnant sur le sommet. C’est fait. Je suis sur le dernier sommet de cette Maxi Race. Quelle vue là haut. Le lac d’annecy est couleur turquoise. Splendide. Je connais cet endroit par coeur, mais je ne m’en lasse pas.

Sommet du Mont Veyrier... photo http://mavoiemavie.overblog.com

Sommet du Mont Veyrier... photo http://mavoiemavie.overblog.com

Je longe la crête avec quelques passages techniques. Puis je m’engage vers la descente finale sur Annecy le vieux.

Les jambes me font de plus en plus mal, mais je sens l’arrivée désormais toute proche. Ca sent l’écurie. Au fil des minutes, je vois le lac se rapprocher, … jusqu’à ce que … je me retrouve à couper la route pour rallier l’arrivée.

A ce moment là, il reste 1 km. Les nombreux encouragements de dizaines et dizaines de personnes chaleureusement amassées sur les bords de route me font chaud au coeur. Ca pousse! Il y a tellement de monde sur le bord de cette piste cyclable, c’est impressionnant. La foule s’ouvre devant moi. Puis arrive le dernier virage, et je me retrouve sur le plage d’albigny. Le tapis rouge se présente devant moi. J’entends plusieurs fois mon prénom. Je savoure l’instant présent. C’est trop bon!

Arrivée Maxi Race - 86km - 5300d+Arrivée Maxi Race - 86km - 5300d+

Arrivée Maxi Race - 86km - 5300d+

Je franchis la ligne d’arrivée à la 120e position en 12h39’. La boucle est bouclée. 86 km - 5300 D+ .

J’ai trouvé la course dure, mais je n’ai jamais douté. Pas un seul instant. J’ai connu des hauts et des bas, comme le veut logiquement le monde de l'ultra, mais le moral n’a jamais lâché. Sans nul doute, j’aime ce format de course. J’aime ces tracés engagés. J’aime ces longs périples en montagnes…

Je me remémore tous ces moments passés. Ce que j’ai fais pour en arriver là. L’émotion me gagne. Peu importe la place, le classement, le chrono… J’ai juste en moi cette satisfaction d’avoir réussie. Mes proches sont autour de moi. Eux savent! C’est une victoire.

Le tour du lac d'Annecy par ses sommets ... belle balade!

Le tour du lac d'Annecy par ses sommets ... belle balade!

Remerciements:

Merci à mes parents. Mon père pour ses encouragements, son dévouement pour moi et son assistance au top.

Merci à Carole pour sa présence indispensable à mes côtés durant la course, ses mots, son sourire, son soutien...

Merci à Julien Rancon mon ami et entraîneur.

Merci à Julien Coppier mon kiné pour tout le travail réalisé au fil des mois. Quel boulot!

Merci à Olivier De Lagausie pour son incroyable talent d'ostéopathe.

Et enfin merci à vous tous pour vos très nombreux messages de soutien et d’encouragements durant la course que ce soit en SMS ou sur les réseaux sociaux.

---

Photos:

Un grand merci à Timothée NALET pour ses superbes clichés.

N'hésitez pas à consultez son site - http://www.peignee-verticale.com

A chaud, ...

J’ai aimé:

La gentillesse des bénévoles. Leur présence. Leurs dévouements et leurs encouragements.

La qualité du balisage.

Je n’ai pas aimé:

Les trop grandes portions de routes bitumées.

Les trop grands et nombreux passages sur chemins forestiers carrossables 4X4 encastrés dans la forêt sans pouvoir apercevoir le lac (et autres paysages). Je pense qu’il y a d’autres alternatives pour rendre le tracé encore plus beau.

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 16:19

Ce trail des glaisins pourrait paraître banal, mais symboliquement ma participation à cette épreuve est intimement très forte.

Je reviens 3 ans plus tôt, nous sommes le 2 avril 2011, je prends le départ de cette même épreuve. Je figure à l’arrivée dans le top 15. Je me classe 13e avec un beau plateau et ce superbe 2h54’ – récit 2011 – Suite à cette épreuve, j’avais mis un terme à la compétition pour ma santé – Récit : « vaincre ma maladie de Crohn » - Depuis, on ne peut pas vraiment dire que j’ai arrêté le sport. J’ai surtout profité de la montagne avec de belles randonnées, fais du vélo, de l’alpinisme, … mais 3 ans, c’est long! On perd beaucoup de rythme.

Pourquoi vouloir revenir à la compétition ?

D’abord parceque j’aime ça. Et puis parce que j’en ai de nouveau les moyens physiques. Mais pour moi « compétition » est devenu un grand MOT (!!!). Je n’entends, bien entendu, plus « compétition » comme avant. Aujourd’hui, l’idée de remettre un dossard est avant tout pour profiter de l’ambiance des courses - cette atmosphère si particulière qui laisse des souvenirs impérissables - et me faire PLAISIR sur des tracés avec des coureurs habités par une passion commune. Peu importe mon classement, mon chrono, etc…, Si j’ai l’opportunité de bien figurer, biensur que j’en serais très heureux et je ne m’en priverais pas (!!!!), mais ce n’est plus du tout l’objectif premier.

Le véritable déclic s’est effectué l’été dernier pendant mon séjour dans les Pyrénées avec les copains de la LÉMUR TEAM – récit lémur camp 2013 – Pendant 3 jours, nous étions en immersion totale dans les montagnes à la frontière espagnole. Et le goût m’ai revenu… j’ai eu envie de refaire de beaux raids en montagne, et de re-goûter aux sensations du trail et ultra trail. A une seule condition, et primordiale de surcroît, tout faire en fonction de mes sensations et de ma santé.

2014

Ma saison 2014 commence donc par le trail des glaisins. Cet événement sportif est cher à beaucoup de coureurs de la région car Jean Marie Fontana (président) reverse, tous les ans, les fonds aux parents en difficultés financières dont les enfants souffrent de handicaps lourds ou de maladies génétiques rares qui nécessitent des soins importants, parfois onéreux, et qui ne sont pas toujours pris en charge par les organismes de l’état.

500 coureurs se présentent au départ du grand parcours de 29 km avec environ 1600 D+. Il s’agit d’un parcours usant, parfois technique, et qui demande également des indispensables qualités de vitesse.

Pour moi, cette épreuve vient en quelques sortes valider mon travail hivernal que je qualifierai de « studieux ». Voir où j’en suis dans ma préparation des objectifs de cette saison. En vue des futures échéances, il était nécessaire de reprendre des repères et de me re-familiariser avec les fondamentaux du trail.

Il est 8h en ce samedi 5 avril. Le départ est lancé. J’ai trouvé que c’était parti vite. Le plateau de coureurs est dense. Il y a des beaux noms sur cette course.

Trail des glaisins

Les premiers km défilent dans les bois d’Annecy-le-Vieux et je sens très vite que la matinée va être compliquée à gérer. L’ascension vers « le lachat » est difficile. Je marche beaucoup dans les montées. Je laisse pas mal d’énergie à essayer de relancer à chaque fois que j’en ai la possibilité. Mais je ne suis pas dans un grand jour.

Au sommet, je suis heureux d’en terminer avec cette première grosse difficulté. Je prends du plaisir à descendre vers la mi-course. Je me suis senti assez à l’aise dans cet exercice, parfois délicat. Les sentiers étant sec c’est plus facile de se lâcher.

L’ultime ascension vers le col du « pré Vernet » se fait tout à la gestion. Nous sommes à 10 km de l’arrivée, et voilà la grosse HYPO (!!!), je vais prendre « très cher » dans les 10 derniers km !!! Tout d’un coup, point de mental. A chaque pas une vraie lutte. J’avais beau essayer, les jambes ne poussaient plus. Impossible de relancer quand j’en avais l’opportunité. Je marche, les mains sur les genoux, pour maintenir un tempo.

J’arrive au sommet comme je peux. Je me ravitaille. Et on plonge sur Annecy. Je connais bien la descente. Ca m’aide un peu. Mais je transpire beaucoup. J’ai parfois des frissons. Ca ne sent pas bon tous ça ! Et je vois que je ne suis pas tout à fais là. J’avais l’impression de courir un peu dans du coton. C’était très bizarre.

La fin du parcours est une succession de montagne russe dans les ruelles d’Annecy-le-Vieux, bref, un vrai calvaire. Plus de jus ! J’ai beaucoup subi dans ce final.

Je franchis la ligne d’arrivée en 83e position en 3h23’. Vidé complet. Sec !!!

Jean marie Fontana me fait une accolade chaleureuse sur la ligne d’arrivée. Nous échangeons quelques mots sympas.

On va bien se refaire la cerise ! Je suis quand même très content d'avoir re-goûté à l'atmosphère de la course nature. Heureux d'avoir pu ré-accrocher un dossard sur le maillot. Il y a 3 ans de ça, c'était loin d'être gagné...

Comme dirait l’autre : « Ça remet l’église au centre du village ! »

Arrivée Trail des glaisinsArrivée Trail des glaisins
Arrivée Trail des glaisins

Arrivée Trail des glaisins

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