Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 13:46

Une Madeleine et un gros coup de pompe

Après deux « gros » mois de juin et juillet avec notamment ma participation au Trail de la chaussée des géants, le tour du Mont Blanc à vélo, et la première édition de la Pierra Menta été, la stratégie avant ma participation sur le Mad’Trail (Trail du col de la Madeleine) est logiquement de bien assimiler toutes ces charges de travail et de me reposer. Chose, objectivement, que j’ai bien réussi à faire. C’est donc assez serein que je me présente ce dimanche 19 juillet au départ de cette course avec dans l’esprit l’idée d’avoir vraiment bien travaillé pour réussir ce que je considère le 2e objectif de ma saison.

 

Au départ (et arrivée) de Valmorel ce sont 64 km et 3500D+ qui nous attendent. Autant dire un profil purement typé montagne. L’organisation nous propose un parcours impressionnant autour de 3 géants : le célèbre col de la Madeleine, les crêtes de Crève-Tête et le sauvage massif de la Lauzière. Ce dernier massif est tout simplement majestueux. Sauvage et authentique, c’est aussi bien en hiver comme en été un endroit privilégié pour tous les amoureux de la montagne, skieurs alpinistes et Traileurs. 

Mad'Trail

Le départ est donné à 6h30’ depuis la station. La route s’élève immédiatement  en direction du premier sommet de la journée, Crêve-Tête. Les pentes se font régulières jusqu’à 300 mètres du sommet. Puis il faut parfois mettre les mains dans les caillasses avant de rejoindre le point culminant de la course à 2320 mètres d’altitude. Au sommet de Crêve-tête, je suis pointé en 18e position. Là-haut, la vue est carrément magnifique. Mont Blanc, massif de la Vanoise, … tout y passe. Je me régale. Et le ton est donné.

 

Je bascule dans la descente. Je fais attention de bien rester souple pour ne pas trop casser de fibres, car la suite du programme est chargée. Malgré ça, je reprends pas moins de 8 coureurs. Quand j’arrive aux Avanchers au premier ravito, je suis pointé en 10e position.

 

Après un second passage sur la ligne de départ, km 21, au cœur de la station de Valmorel, les choses (très) sérieuses commencent : le col de la Madeleine se dresse devant nous. Moi qui suis un passionné de vélo, et qui connaît bien les légendes et épopées cyclistes, je suis très fier de me retrouver sur ce col mythique chargé d’histoire, mais cette fois-ci je vais le gravir par les sentiers en mode Trail. La montée est longue. La chaleur commence vraiment à se faire ressentir. Je reprends un coureur dans l’ascension, et je fais ce qu’il faut pour mettre mes poursuivants à distance.

 

Au sommet, la lucidité n’est déjà plus que ce qu’elle était au départ. Je retrouve avec joie Carole et mon père qui auront des mots réconfortants. Ils me font un état des lieux de la course, nous sommes quasiment à la mi course. Et la suite s’annonce « déjà » hippique.

Mad'Trail

Dès les premières pentes après le col de la madeleine, je rattrape un coureur à « la dérive » pétri de crampes. J’ai mal pour lui. Je me rencarde, il me dit que ça va aller. Je suis désormais 8e. Je poursuis mon chemin. J’avais bien analysé sur le roadbook que la suite n’était pas qu’une partie de plaisir. C’est une succession de montées et de descentes jusqu’au pied du pic de la Lauziere.

 

L’ascension à la pointe de la Lauzière (sommet mythique du massif) n’a pas été évidente. Aujourd’hui, la chaleur me pose visiblement beaucoup de problèmes. J'ai du mal à respirer. Je suis régulièrement pris de nausées, bref, pas le pied... Mon corps s’est pourtant bien acclimaté depuis quelques semaines, mais là c’est compliqué. Pour en revenir au parcours, les pentes sont vraiment raides et le terrain extrêmement technique. On passe sur des champs entiers de lauze, d’où le nom du massif. Clairement, dans cette montée, je ne lâche rien. J’insiste même pour faire définitivement le trou derrière moi. J’ai en points de mire deux coureurs. Ils ne me semblent pas bien plus frais que moi. Oui mais voilà, en montagne on ne bouche pas 3 minutes en claquant des doigts. Au sommet, un léger vent frais vient me faire le plus grand bien. Je trempe la casquette à de nombreuses reprises dans les torrents pour me rafraichir la tête. La descente vers le pont botto est la bienvenue.

 

Km 40, je retrouve mon assistance pour un ravito. Je n'ai plus le goût de manger. J'ai à peine l’envie de me rassasier. Aujourd’hui, la chaleur me fait mal. A ce moment là, heureusement que je ne sais pas encore ce qui m’attend vraiment plus tard. Encore une fois, les mots de mon père et de Carole vont être très importants. Les bénévoles sont également à la hauteur de l’événement et ne font qu’un derrière les coureurs. Tout le monde comprend rapidement qu’il va y avoir beaucoup de casse sur ce Mad’Trail. Le parcours est une pure « boucherie ».

Mad'Trail

La jonction entre le pont botto et le refuge du logis des fées est pour moi un véritable calvaire. Malgré la splendeur des paysages, je n'y prends aucun plaisir (c'est bien résumé!). Et ça me pose un gros problème car le plaisir est mon unique moteur. Les choses se compliquent donc vraiment pour moi...

 

Ca grimpe fort ! J’ai l’impression que le soleil tape de plus en plus. Il fait très chaud sous la casquette. Je mets un pied devant l’autre. Je pousse sur les bâtons afin d’améliorer mes foulées. Je fais tout pour rester le plus concentré possible. Je me retourne de temps en temps, mais je n’aperçois plus aucun coureur.

 

Au sommet, un bénévole m’attend pour me pointer. A en voir mon allure, et à ma plus grande surprise, il me félicite, il m’encourage. Je vis alors un énorme paradoxe. Plus j’avance, plus j’ai l’impression de « galérer », tandis que tout le monde, et de façon assez unanime me dit que je parais plutôt bien. Que ma foulée est belle, etc… Alors j’essaie de ne pas (plus) me laisser envahir par mes pensées et je leur fais confiance.

 

Je bascule donc direction le refuge du logis des fées où m’attendent les bénévoles ainsi que l’assistance. A leur contact, je n’ai qu’une envie : leur dire que j’arrête ici, là, maintenant. Je ne rêve que de plonger dans une eau glaciale. Je rêve de sentir l’eau fraîche couler sur ma peau. Au lieu de ça, sous les énièmes encouragements de Carole et mon père, je choisis de continuer la course, et je me contenterai d’un peu d’eau sur la nuque et dans la casquette, histoire de garder les idées au clair…

 

La descente est longue et donc ce passage est à mon avantage. Je reprends du temps sur les coureurs qui sont devant moi. C’est une réelle bagarre psychologique qui se met en place avec mes concurents directs.

 

La descente s’arrête au bout de 10 km, à hauteur de Celliers-dessus. Puis on change de vallée pour remonter sur l’autre flanc (côté Valmorel). Le long passage sous les bois est agréable, car ombragé, mais la pente se fait de plus en plus sévère. Ca monte en lacets. Je sers les dents. Je ne lâche rien. J’arrive (enfin) sur les pistes de ski qui me permettent de descendre au dernier ravito de la course, à Doucy. Je descends dans un état second. Pour être honnête, à ce moment là, je ne maitrise plus grand chose. Je descends tout simplement comme je sais le faire.

Mad'Trail

A Doucy, j’entends la voie de mon père m’encourager. Et ça me sort d'un espèce de rêve. Si si, je vous assure, c'était assez incroyable. Je ne sais pas si on peut faire des micros siestes debout et en plus en courant, mais en tout cas ça ressemblait vraiment à ça. 

 

J’arrive au ravito. Je le tiens enfin celui là! Un verre d’eau, deux, puis trois, puis quatre, … et voilà que j’entends Carole qui dit à mon père : "Oh mais il titube !!??" Sans m’en rendre compte je perds peu à peu l’équilibre. Je suis à bout de force. Mais je vais, et je veux finir. J’ai à la fois envie de m’asseoir pour me reposer un peu, mais je sais aussi que si je le fais je ne repars plus, et la course serait terminée. Il me reste 7 km. Je repars sans trop prendre le temps de réflechir. Je ne veux pas laisser mon petit diable (avec sa petite voix) me persuader de lâcher les armes aussi proche du but. Je sais que je finirais ce Mad’Trail. 

 

La suite est une sorte de chemin de croix. Dans cette dernière portion de course je n’ai plus trop conscience de grand chose. Je subis carrement ces derniers kilomètres. J'ai le regard rivé en permanence sur le GPS. J’avance tout simplement en alternant la course et la marche. L’entrée dans Valmorel est salvatrice.

 

Je franchis la ligne d’arrivée au bout des 62 km et 3500 D+ en 9h00 à la 8e place/250 coureurs  présents au départ. Le nombre d’abandons est juste hallucinant. C’est dire !!!

Mad'Trail

Je pense que cette course m’aura encore appris beaucoup de chose sur moi. Aujourd’hui, je suis vraiment, mais vraiment allé chercher des choses en moi dont j’ignorais l’existence. Je suis allé chercher des ressources totalement insoupçonnées. Je savais que j’avais un bon mental, mais là, nous sommes dans une autre dimension!! … C'est de l'expèrience en plus pour la suite!!!

 

Durant cette saison 2015, je pense réellement avoir franchi un cap important dans ma pratique du Trail et de l’Ultra. Le travail paye, je suis vraiment content. C'est un jour sans, mais je fais quand même un Top 10. Le 3e en 5 courses. 

 

Là, je dis STOP!!!! Mon corps me réclame du repos, alors je l’écoute, et je vais lui en donner. Je ne sais pas encore ce que sera la suite de la saison, mais une chose est sûre, je ne reprogrammerais rien tant que je ne me sentirais pas de nouveau prêt. Le temps est désormais de se reposer, de profiter des beaux jours de l'été, et de se baigner!!!! :-)

vidéo résumé de cette édition du Mad'Trail avec Aurélien Collet comme parrain

Les résultats:

 

MAD'TRAIL 

 

 

L'album photos:

 

MAD'TRAIL 

 

Remerciements :

 

  • Merci à Carole et mon père pour leur assistance de haute qualité et leur soutien. Plus que jamais, leur présence a été une aide incroyable.
  • Merci à l’organisation et ses bénévoles pour nous permettre, coureurs, de vivre de tels moments en montagne. Et quelle montagne !!

Le serre-file du Mad'Trail 64km nous fait revivre la course de l'intérieur et même de tout derrière! Merci à Josselin d'avoir joué ce rôle si important et d'en avoir profité pour ramener ces images

Partager cet article

Published by the way of my life
commenter cet article
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 15:28
PIERRA MENTA ÉTÉ

Une PIERRA MENTA ETE à la sauce piquante espagnole! 

 

Voilà une course qui mérite d'être faite. J'invite chacun, passionné de trail, de montagne, et de beaux défis, ... à participer un jour à cette course. Cette Pierra Menta 2015 était une 1ère édition, mais une chose est certaine, elle va faire beaucoup couler d'encre et parler d'elle dans les années à venir. C'est une réelle fierté d'avoir fait partie des coureurs pouvant participer à cette édition inédite! 

 

Le concept est de réaliser 3 étapes par équipe de 2 coureurs avec 7000D+ sur un total de 70 km. Les connaisseurs apprécieront. La ratio est énorme! Vous l'aurez compris, les organisateurs ne cherchent pas trop à comprendre: c'est "dré dans le pentu" à chaque fois qu'on le peut. Il faut avoir un bon pied montagnard, une certaine aisance sur les parcours techniques, et être conscient que les 3 jours passés vous sortiront grandis quoi qu'il arrive !!!

 

Mon introduction est peut être déjà une conclusion, mais cette épreuve est HORS NORME !! Nous avons passé 3 jours en immersion complète dans le massif du Beaufortain. Plus rien autour de nous n'existait tellement l'aura de cette course est énorme. La Pierra Menta été, c'est du pur Skyrunning! C'est du pur Alpi-Trail avec de nombreux passages aériens en arêtes sur les sommets mythiques du Beaufortain. C'est une expérience exceptionnelle sur un site qui fait référence à un très haut niveau.

 

Tout le monde, ou presque, connait ou a déjà entendu parler de la PIERRA MENTA (hiver). Cette course est un mythe. C'est le Graal pour tous les passionnés de ski alpinisme. L'idée des organisateurs est de créer le même évênement en été. On peut dire que cette première édition est une réussite à tout point de vue. 

 

Sur les réseaux sociaux la communication a été parfaite et menée par des mains de maitres. Impossible pour les coureurs de louper une information importante. Les bénévoles (organisateurs, traceurs, ravitailleurs, ...) se sont mis en 4 pour être aux petits soins et aux services des coureurs. L'organisation est au top du début du séjour à la fin. Vous en avez pour votre argent.

PIERRA MENTA ÉTÉ

Jeudi, j'arrive à Arêches dans l'après midi avec mon ami et co-équipier Yann Nourry. Nous percevons les dossards et le droit de s'installer dans nos appartements. Tout est clairement expliqué. On sent une superbe énergie en train de monter dans le village départ situé au coeur d'Arêches. L'accueil est incroyable.  

Il est déjà 18h00', tous les coureurs se réunissent sur la place Capitaine Bulle pour assister à notre premier briefing de course. Le ton est donné!

Jour 1 - ETAPE 1

Nous avons 28 km à faire avec 2600 D+, sous une canicule annoncée, avec un départ à 7h30'. Nous grimperons à Roche Plane, au sommet du Mirantin par son arête, et enfin à la Grande Journée. Du technique!

PIERRA MENTA ÉTÉ

Pour Yann et moi, la statégie est simple. Il ne faut pas se "griller" sur ce premier jour de course. Nous abordons cette course avec un minimum de fraîcheur. Car ni pour l'un ni pour l'autre, cette épreuve n'est un objectif. Nous souhaitons prendre un max de plaisir et assurer les 3 jours en guise de gros w.e avec du volume et de l'intensité. Cette Pierra Menta été fait partie intégrante de notre entrainement, mais nous allons tout de même essayer de jouer le jeu. 

 

Le départ est très (trop) rapide. Je ressens énormément de tension dans le peloton. Ca part à toc! Nous sommes rapidement au contact des premières pentes herbeuses. Yann, au dessus de moi, me laisse imprégner le rythme. Je décide de gérer au mieux et de ne pas m'emballer. Ca sera le mot d'ordre de la journée: Gérer et composer en fonction du terrain et de l'invitée dénommée "chaleur"! 

 

Quelque chose me fait rapidement dire qu'il y aura beaucoup de casse aujourd'hui. La canicule va jouer son rôle mais le parcours est plus typé « skyrunnning » que trail, et les efforts vont se payer cash!

 

Yann a sans cesse la classe de me suivre et de ne rien m'imposer. C'est moi qui pilote. On enchaine les différentes ascensions de la journée à commencer par Roche Plane (2166m). L'approche est rustre. C'est raide. Le ravitaillement qui fait du bien au chalet du lac histoire de se rafraichir un peu. Et c'est reparti. Puis arrive le Mirantin (2460m). Comment dire? Imaginez une montagne que vous regardez depuis le bas, la tête orientée vers le haut et les cervicales pliées en deux. Et là vous apercevez une file de coureur devant vous avec comme unique trace "un tout droit" dans la pente pour récuperer ensuite l'arête qui nous conduira au sommet. Franchement impressionant. Sur le moment, je ne sais plus ce que j'ai dit à Yann mais mon visage s'est brusquement fermé. Le mirantin sera le juge de paix de la journée. Tout se passe bien. Les encouragements se font nombreux. Je pousse fort sur les batons, tandis que Yann me suit pas à pas. Le passage en arete est juste fantastique. Là haut, tu te dis qu'un gros morceau est fait. 

Crédit photo: JL BAL - Ski & run

Crédit photo: JL BAL - Ski & run

On déroule sur la crête afin de grimper sur la dernière difficulté de cette 1ère étape: la Grande Journée (2460m). Ca passe plutot bien. Pascal Giguet se met dans notre foulée et nous adresse quelques sympathiques mots d'encouragements. Une fois au sommet on ne traine pas trop et bascule dans la descente. Ce dernier exercice est plutot en ma faveur. J'y suis assez à l'aise. Nous rattrapons quelques binômes, parfois à la déroute, et terminons plutot bien malgré la chaleur qui pèse de plus en plus lourd sur les organismes. Nous nous classons 35e en 5h20'. Le temps de récupérer et nous allons plonger dans un ruisseau à moins de 10°c histoire de se rafraichir !!!!!!!

 

Le parcours ultra alpin de cette course charpentée en a surpris plus d'un. Pourtant, le profil était limpide pour les connaisseurs du secteur. Aujourd'hui, il fallait de la patience et, surtout, un solide pied montagnard! Les temps prévisionnels ont donc largement été dépassés, pour la plupart, l'invitée surprise de cette première édition (très) estivale ayant été la canicule, évidemment ! On s'y attendait, compte tenu des prévisions de ces derniers jours, mais on n'imaginait pas à quel point elle ferait souffrir les organismes, même en altitude. 

 

Au final, ce sont 30 équipes qui se voient contraintes d'abandonner. À ce jeu, les Espagnols qui affectionnent ce genre de terrain très technique ont brillé tant chez les hommes que chez les femmes, Jordi Bes (vainqueur de la CCC en 2013) et David Coma terminant avec 20 minutes d'avance sur leurs poursuivants.

 
PIERRA MENTA ÉTÉ

JOUR 2 - ETAPE 2

 

L'étape reine!! Ultra engagée, cette étape emprunte la légendaire arête du Grand Mont, celle du fameux « samedi » de la Pierra Menta hivernale, qui se court en ski-alpinisme et sur laquelle des milliers de spectateurs viennent encourager les coureurs. En trail, la culture n'est pas à une grosse présence de supporters généralement, mais là, la magie a pris. Tout au long du parcours, l'ambiance était présente, tout comme la beauté des paysages et des passages aériens.

 

Nous étions nombreux à l'arrivée à déclarer que c'était encore plus beau que la veille ! 24 km, 2500 mètres de dénivelé positif et des arêtes à couper le souffle ! 

PIERRA MENTA ÉTÉ

Le départ est avancé d'1 heure à cause des conditions météo. Dès le réveil, je sens que j'ai bien récupéré de la veille. Je me sens en jambes. Et j'ai surtout hâte de découvrir ce qu'est cette tant attendue 2eme étape. J'ai envie de fouler ce GRAND MONT !!!!

 

Yann et moi prenons l'option de partir avec le baudrier sur soi et les longes dans le sac. C'est toujours ça de moins à faire là haut dans la précipitaion. 

 

Le départ est moins rapide que la veille. Tant mieux pour moi. Yann est derrière moi. Je me sens bien. J'avance beaucoup plus vite. Je sais que la journée sera belle. La confiance est là. Dès le début de l'étape, on reste longtemps au contact de Benoit Nave/Corinne Favre et du brillant duo féminin Juliette Blanchet / Mélanie Rousset. Les équipes se tiennent dans un mouchoir de poche. 

 

Les km défilent et nous voilà sur la première arête de la journée du Grand Rognioux. Les manips se font bien. Quel pied! C'est le cas de le dire! Je me sens vraiment à l'aise sur ses parties techniques. Un peu de gaz de chaque côté. Il faut rester vigilant. Mais la sécurité est optimale. 

 

Au col de la Forclaz, le paysage est juste magnifique avec le massif du Beaufortain à 360° et le Mont Blanc en toile de fond. Yann me dit: "on est mieux ici qu'en prison!" Je lui réponds: "Avant d'être en prison, on est mieux ici qu'au boulot pour commencer!" :-)

 

Nous continuons sur l'Antécime du Grand Mont. Je ne vous explique pas! Technique! Technique! Certains passages sont mémorables! Mais tout se déroule fantastiquement bien. L'organisation nous fait évoluer sur la "fierté" du massif dans des conditions optimales. Au sommet, un petit vent frais nous fait le plus grand bien. Nous plongeons de l'autre côté. 

 

La descente est technique. On passe des gros blocs en pierre. Les filles prennent quelques longueurs d'avance. Puis nous arrivons sur des nevés, là on les perd carrément de vue. Je sens Yann pas très à l'aise sur ce genre d'exercice. Faut dire qu'il n'y a aussi rien de très d'évident!

 

A peine la descente terminée, on remonte aussi sec! Direction le GRAND MONT. On y est! On va pousser fort sur les batons. Le rythme est bon. Nous sommes sur un bon tempo. Nous avons rapidement besoin de la longe. Nous évoluons sur un fil. Le temps de quelques secondes, je me dit: "Wouha, et dire que les skieurs passent ici en hiver!! De la folie!". Cette arête est indescriptible. C'est tout simplement MAGIQUE !! Certains endroits sont sécurisés par des secouristes du PGHM. Merci à eux. Les conseils et les mots d'encouragements viennent compléter une journée déjà parfaite. 

 

Au sommet du Grand Mont, pas le temps de prendre des photos. On est aussi là pour jouer le jeu. On décide de ne pas ranger les longes dans les sacs, je ferais donc la descente avec. Je sais dès lors qu'il ne reste plus qu'une énorme descente pour rallier l'arrivée. Alors je donne tout !! Franchement, j'affectionne particulièrement cet exercice. J'aime prendre des riques en descente. J'ai les quadris pour ça! (merci à mes années de vélo). Yann se trouve toujours dans mon sillage. Il me dira à l'arrivée que j'ai descendu comme un dingue et que j'ai réussi à le mettre dans le dur par endroits. Je prends bien volontiers les compliments. On rattrape un paquet de binômes. 

 

On franchit la ligne en 21e position et bouclons l'étape en 4h34'. Nous faisons un bond énorme au classement général, nous sommes classés 23ème.

 

En bref, des Beaufortains en tête sur la mythique arête du Grand Mont, et des Espagnols en tête au finish ! 

La rumeur dit que des Catalans auraient appelé un certain Kilian Jornet (grand habitué de la Pierra Menta ski-alpinisme) pour lui vanter les mérites de la course et qu'il y penserait pour l'édition 2016. Il faut dire que les parcours, ultra engagés et très orientés « skyrunning », lui iraient comme un gant. Ou plutôt comme une paire de chaussures de trail! S'il faisait l'honneur à la jeune course de venir courir, il ne serait probablement pas le seul : de nombreux coureurs parlent déjà de l'an prochain et certains ont même commencé à négocier leur transfert. Il faut dire que la grande majorité des athlètes n'avaient encore jamais couru avec un co-équipier et personne n'était très sûr du niveau de personne sur ces profils alpins. Les coureurs en savaient donc un peu plus à l'issue de cette journée. Une journée qui a beaucoup fait bouger les lignes dans le peloton. Des reculées, des avancées, le sort de nombreuses équipes ne ressemblait pas aujourd'hui à celui d'hier. Promesse de suspense pour l'étape finale.

PIERRA MENTA ÉTÉ

ETAPE 3 - JOUR 3

 

20 km et 1700 D+ nous attendent. Une étape rapide se profile. Avec une ascension inédite à la roche de Parstire par un couloir très très très raide !!!!

 

PIERRA MENTA ÉTÉ

Le départ est rapide. Les équipes sont nerveuses et la fatigue se fait ressentir. Personne ne veut rien lâcher. Pour Yann et moi, on décide de tenter le tout pour le tout. Sait-on jamais, un Top 20 est peut-être envisageable?

 

Yann se positionne devant moi cette fois-ci. Histoire de me tirer visuellement. Je fais ce que je peux pour monter le plus vite possible mais je ne peux pas faire mieux. Je suis à bloc sur cette première montée de 1000m D+. Je pousse tout ce que je peux sur les batons. Je devine très rapidement que je vais vraiment souffrir aujourd'hui. 

 

Au passage de la charmette, s'en suit une descente rapide où je me refais un peu pour arriver sur la seconde montée très technique et très verticale. La montée à la roche de Parstire se fait par un couloir extrêmement raide. Ici tout le monde va à la même vitesse. On double une ou deux équipes, mais ca ne se joue pas à grand chose. C'est surtout que l'on revient au contact du duo féminin Juliette Blanchet / Mélanie Rousset. Et ça, ça donne des ailes. Les efforts sont récompensés. L'ambiance au sommet est grandissime. Les supporters Espagnols et Français hurlent et leurs cris (et sons de cloches) font caisse de résonance dans le couloir. C'est Enorme !! Franchement c'est plaisant. Sur cette étape, on ne retrouve pas d'arêtes mais l'ascension de ce couloir a apporté la touche technique estampillée « Pierra Menta ». Le point culminant de cette dernière étape, Roche Parstire, était la section la plus aérienne du jour avec vue sur Arêches d'un côté et vue sur le barrage EDF de Roselend, de l'autre. Et surtout des spectateurs en grande forme qui ont mis une super ambiance, autre critère incontournable pour une « Pierra Menta » ! 

 

Au sommet, on bascule avec les filles, et là ca envoie du lourd. On dévale la pente. Nous sommes tous les 4 à bloc !!! 

 

Au ravitaillement, les filles s'arrêtent pour faire le plein, tandis que Yann et moi continuons. Les flask sont encore remplies. On mise tout sur l'ascension du col du pré, dernière difficulté de cette pierra menta, pour finir en beauté. La fin de la descente se fait en trombe. 

 

Le col du pré se présente à nous, les écarts avec derrière sont faits. Mes jambes sont dures, et Yann se met à me pousser. Nous n'avons pas d'élastique alors on fait avec les moyens du bord. Ca me fait un bien fou! Yann est monstrueux dans cette dernière montée. Il fait le boulot pour deux. Et le mot équipe sur cette PIERRA MENTA prend tout son sens. Ce que nous vivons là est fantastique. Au sommet, je relance du mieux que je peux. Yann m'encourage et on bascule sur Arêches. La descente se fait à bloc. je ne lâche rien. Ca court très vite!

Crédit photo: benjamin Dunand

Crédit photo: benjamin Dunand

A environ 2 km de l'arrivée, je me prends deux belles gamelles dans une herbe mouillée et très glissante. A cette allure, le moindre faux pas ne pardonne pas. Je me relève après la 1ère (une bonne glissade et une pirouette) et 50mètres plus loin, quasiment la même. Je prends seulement conscience que la lucidité en a pris un coup et que je suis vraiment à fond dans les foulées de Yann. Mais je sers les dents car d'où nous sommes j'entends le speaker sur la place Capitaine Bulle.

 

1 virage, puis 2 virages, nous y sommes!! Nous franchissons la ligne d'arrivée main dans la main, la fatigue marquée sur le visage mais le sourire aux lèvres avec une immense joie intérieure. Je suis vidé. L'étape a été très rapide. 

 

Nous nous classons 28e de l'étape et conservons notre 23e place au général

 

Notre bilan est plus que satisfaisant. Après la 1ere étape, quand nous comprenons réellement le niveau des coureurs présents sur cette course, nous sommes ravis de ce résultat final. Nous sommes sans regret. Nous avons bien géré cette épreuve de 3 jours. Les étapes, en plus de notre manque de fraicheur au départ de cette édition, pèsent lourd le 3e jour. 

 

Les Résultats: PIERRA MENTA RESULTATS

 

Voici le lien du Récit de YANN: RECIT PIERRA MENTA "Comment tutoyer le ciel pendant 3 jours"

 

REMERCIEMENTS:

Je tiens vivement et chaleureusement à remercier:

- Toute l'organisation pour cette magnifique épreuve menée de bout en bout

- François HIVERT, A. Guide de Haute Montagne, pour son travail, sa sympathie, et ses encouragements le long du parcours et à l'arrivée

- Les nombreux bénévoles à disposition pour chacun d'entre nous

- Les nombreuses personnes venues nous encourager sur les 3 étapes 

Partager cet article

Published by the way of my life
commenter cet article
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 15:51

Samedi 27 et dimanche 28 juin 2015

 

En 2008, je parle avec un ami de réaliser le tour du Mont Blanc à pied. J'ai un rêve: participer à l'UTMB. Pascal est cycliste et amoureux des chevauchées fantastiques au long cours. Il est un passionné de vélo et de cyclo-sportives. L'idée ne fait ni une ni deux dans sa tête, il propose à la société Sport-communication de créer une cyclosportive: le tour du Mont blanc en 1 jour. Le projet parait ambitieux mais réalisable. En 2009, une édition "0" se réalise entre copains. Le projet est viable. Une cyclo ULTRA est née, et j'en suis à l'origine ! La boucle fait 330 km et 8000 D+.

 

En 2010, je dois participer à la première édition officielle du tour du Mont Blanc, orchestré par Sport-communication. Mais 2010 est une année sombre pour moi, et c'est cloué sur un lit d'hôpital que je suis contraint à renoncer à ce magnifique projet.

 

Quand au printemps dernier, juju et Yann me parlent de faire le tour du Mont Blanc sur un w.e, je fais tout pour y participer. 5 ans après, j'ai le plaisir de pouvoir vivre une aventure EXCEPTIONNELLE !!!

 

Notre tour du Mont Blanc sera tracé sur mesure. Nous n'emprunterons pas le parcours officiel de la course. On part dans le sens inverse avec l'ascension de cols inédits. 

Parcours JOUR 1:

Départ de Combloux - Col des saisies - Beaufort - Col du pré - Col du cormet de Roselend - Col du petit Saint Bernard - Col San CARLO (Italie) - Aosta (Italie) - Ozein

180 km - 4600 D+

 

CREDITS PHOTOS: JUJUTRAIL (cliquez sur le lien pour découvrir son blog plein d'humour et de décallage sur nos activités outdoor !!!)

col des saisies - Un classique(ment) beau! Une bonne mise en jambe depuis Megève. La journée ne fait que de commencer... Ca papote à tout va, les esprits vont bientôt se calmer :-)

col des saisies - Un classique(ment) beau! Une bonne mise en jambe depuis Megève. La journée ne fait que de commencer... Ca papote à tout va, les esprits vont bientôt se calmer :-)

Le somptueux et difficile col du pré au départ de beaufort. Ses pentes sont surprenantes. La vue sur le beaufortain est somptueux. Pierra Menta & co. C'est la première grosse difficulté de la journée. Nous arrivons au dessus du barrage de roselend. La nature nous offre un mélange de couleur, c'est grandiose.

Le somptueux et difficile col du pré au départ de beaufort. Ses pentes sont surprenantes. La vue sur le beaufortain est somptueux. Pierra Menta & co. C'est la première grosse difficulté de la journée. Nous arrivons au dessus du barrage de roselend. La nature nous offre un mélange de couleur, c'est grandiose.

Col du cormet de roselend - Panorama juste incroyable. C'est de la haute montagne. Les routes du #tourdefrance.

Col du cormet de roselend - Panorama juste incroyable. C'est de la haute montagne. Les routes du #tourdefrance.

col du petit saint Bernard - frontière France / Italie - 32 km d'ascension depuis Bourg Saint Maurice. La montée est interminable. Les pentes ne sont pourtant pas très raides. On avoisine les 4 à 5 % de moyenne, parfois 6%. Au sommet, l'Iphone te dit que tu n'es plus chez toi, on bascule en Italie, l'aventure continue...

col du petit saint Bernard - frontière France / Italie - 32 km d'ascension depuis Bourg Saint Maurice. La montée est interminable. Les pentes ne sont pourtant pas très raides. On avoisine les 4 à 5 % de moyenne, parfois 6%. Au sommet, l'Iphone te dit que tu n'es plus chez toi, on bascule en Italie, l'aventure continue...

Le très agressif Colle San Carlo !!! Avec ses pentes à 11, 12, 15% !! Un mur! Je me suis tapé la tête dedans. Debout sur les pédales 34x25 à 10 km/h. Terrible!!! Au sommet, le groupe est content d'en avoir terminé. On bascule dans la vallée pour rejoindre Aosta. 20km à vitesse grand V entre 45 et 50 km/h, à bloc tous dans les roues.

Le très agressif Colle San Carlo !!! Avec ses pentes à 11, 12, 15% !! Un mur! Je me suis tapé la tête dedans. Debout sur les pédales 34x25 à 10 km/h. Terrible!!! Au sommet, le groupe est content d'en avoir terminé. On bascule dans la vallée pour rejoindre Aosta. 20km à vitesse grand V entre 45 et 50 km/h, à bloc tous dans les roues.

Parcours JOUR 2:

Départ de Ozein - Aosta (Italie) - Col du Grand Saint Bernard - Martigny (Suisse) - Col de Champex-Lac (Suisse) - Col de la forclaz (Suisse) - Vallorcine (France) - Col des montets - Chamonix - Passy

170 km - 4000 D+

 

Fignolage avant la 2e étape. Photo ambiance Rapha. #brooklin #stravastories #jujuTrail

Fignolage avant la 2e étape. Photo ambiance Rapha. #brooklin #stravastories #jujuTrail

Col du Grand saint Bernard - 35 km d'ascension depuis Aosta. Un début de col relativement roulant (4 à 5%). Le groupe reste ensemble. A mi-ascension Yann et Jean Seb nous font une démonstration de manivelles. Je reste en compagnie de juju qui aura la classe et le temps de me prendre en photo dans (pour moi) la plus belle ascension de tout le w.e. Nous sommes en Italie. Les légendes sur ce col sont vérifiées. Je vis un pur instant magique. La fusion entre moi, mon vélo et ce col du grand saint Bernard est unique. Le plaisir d'évoluer ici est à son paroxysme! Les passages sous les paravalanches symbolisent l'arrivée au col. Là haut, nous sommes à 2500 mètres d'altitude. Il ne fait pas très chaud. Le col annonce la frontière Suisse. Nous basculerons donc chez nos voisins helvétiques.

Col du Grand saint Bernard - 35 km d'ascension depuis Aosta. Un début de col relativement roulant (4 à 5%). Le groupe reste ensemble. A mi-ascension Yann et Jean Seb nous font une démonstration de manivelles. Je reste en compagnie de juju qui aura la classe et le temps de me prendre en photo dans (pour moi) la plus belle ascension de tout le w.e. Nous sommes en Italie. Les légendes sur ce col sont vérifiées. Je vis un pur instant magique. La fusion entre moi, mon vélo et ce col du grand saint Bernard est unique. Le plaisir d'évoluer ici est à son paroxysme! Les passages sous les paravalanches symbolisent l'arrivée au col. Là haut, nous sommes à 2500 mètres d'altitude. Il ne fait pas très chaud. Le col annonce la frontière Suisse. Nous basculerons donc chez nos voisins helvétiques.

Champex-lac - Après 30 km de descente nous nous retrouvons au pied du col de Champex-Lac. Un col long de 6 km environ avec des pentes raisonnables. La chaleur se fait radicalement différente. Pour moi, Champex-Lac est mythique dans le sens où l'UTMB passe ici. Ca permet de se donner une idée. Au bout du lac, on passe même devant la demeure de Léon (d'où le nom de la course: la petite trotte à Léon). Le symbole est fort. S'en suit une descente rapide et technique.

Champex-lac - Après 30 km de descente nous nous retrouvons au pied du col de Champex-Lac. Un col long de 6 km environ avec des pentes raisonnables. La chaleur se fait radicalement différente. Pour moi, Champex-Lac est mythique dans le sens où l'UTMB passe ici. Ca permet de se donner une idée. Au bout du lac, on passe même devant la demeure de Léon (d'où le nom de la course: la petite trotte à Léon). Le symbole est fort. S'en suit une descente rapide et technique.

Col de la forclaz - Suisse - Une fournaise! Des lignes droites à n'en plus finir. Des motos qui te doublent par vingtaine en faisant hurler les moteurs. Bref, pas le pied. Mais passage obligé pour rejoindre la France. Ce col nous aura bien entamé physiquement. Au sommet, descente sur Trient. Et passage à la frontière française pour l'ascension du col des Montets par Vallorcine.

Col de la forclaz - Suisse - Une fournaise! Des lignes droites à n'en plus finir. Des motos qui te doublent par vingtaine en faisant hurler les moteurs. Bref, pas le pied. Mais passage obligé pour rejoindre la France. Ce col nous aura bien entamé physiquement. Au sommet, descente sur Trient. Et passage à la frontière française pour l'ascension du col des Montets par Vallorcine.

J'ai réaliser un rêve que je trainais au fond de ma tête depuis quelques années. Et j'en suis réellement fier et heureux. La boucle aura fait 350 km et nous avons atteint les 8600 D+. Tous ça en 2 jours.

J'ai réaliser un rêve que je trainais au fond de ma tête depuis quelques années. Et j'en suis réellement fier et heureux. La boucle aura fait 350 km et nous avons atteint les 8600 D+. Tous ça en 2 jours.

Nous avons vécu une experience humaine exceptionnelle et fantastique. Ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir vivre des moments pareils. Chacun à notre niveau, nous avons tous su en profiter. Faire le tour du mont blanc en vélo par 3 pays est le synonyme d'une aventure interieure comme le ferait un Ultra-Traileur lors d'une épreuve de 100 miles. Ces moments là nous permettent de nous découvrir encore un peu plus en se surpassant dans les moments les plus compliqués.

Je retiens des images magiques, et complètement dingue! Avec notamment l'ascension du col du Grand Saint Bernard en Italie. Les routes avec ses interminables lacets sont irréels et son sommet est à couper le souffle.

Mais aussi le chalet où nous avons pris refuge. Un endroit en terre Italienne du Gran-paradiso comme il en existe peu. Cette convivialité autour d'un chaleureux repas avec toutes ces anecdotes sur nos années passées de cyclistes, le jargon que personne ne comprends si on ne parle pas cycliste :-)  etc.........

 

Pour conclure, je tiens vivement à remercier tout le groupe! Tout d'abord Juju pour avoir organiser de main de maitre ce w.e. Son papa pour la logistique et d'avoir accepter de nous suivre en voiture durant 2 jours; Ce fut pour nous un luxe incroyable! Enfin, Yann, Jean-Seb et paul pour les parties de manivelles...

 

Partager cet article

Published by the way of my life
commenter cet article
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -